date de création
5 mai 1999

dernière mise à jour --
28 novembre 2017

 
CIRCUM - HÉLIX (France)
http://www.circum-music.com


Olivier BENOIT 
'Serendipity'
CD
Réf : LX 004
12,00 €
On pourra lire le texte de présentation du label mais aussi dire qu’il s’agit d’un grand disque de guitare où celle-ci est considérée dans sa totalité sans ajouts extérieurs si ce n’est celui de l’amplificateur. L’instrumentiste tend à disparaître pour laisser le son s’exprimer.
“Olivier Benoit : guitare électrique. Enregistré à la malterie à Lille en 2006 et aux Instants Chavirés à Montreuil en 2009. Masterisé par Marwan Danoun. Olivier Benoit joue en solo depuis 1998. Il a développé depuis ces années un travail spécifique sur l'instrument, en marge de la guitare préparée ou au contraire de la guitare à effets, préférant tirer partie de l'instrument tel qu’il est et tel qu’il s’exprime.
La matière et l’espace sonore.
En solo, il développe un vocabulaire timbral large, bien qu’il n’utilise que très peu d’ustensiles et très peu d'effets. Car il concentre ses recherches sur les propriétés intrinsèques de l'instrument, transformant celui-ci en une plaque ultrasensible, en quête d'une maîtrise et une précision toujours plus grandes. La musique, bien que faite de larsens très contrôlés, de sons bruts, de frottements de silence, d'immobilité, de tensions ou au contraire de relâchements, de rapidité extrême, ne se veut pas une musique d'effets, ni un catalogue de sons.
Le discours musical.
La forme musicale, quelque soit le projet mis en œuvre (avec la Pieuvre ou ici en solo) est un facteur absolument essentiel de son discours, qui rend la musique parfois proche de la musique contemporaine, tant la structuration y prend une place prédominante. L’aspect improvisé de son travail lui permet de maintenir cet état d'urgence, cette liberté, cette mise en danger, cette possibilité de saisir au vol les éléments / évènements /aspérités / accidents qui peuvent apparaître in situ, qu'ils soient dus à l’acoustique d’une salle, à la qualité de l'amplificateur, à l'état psychique, ou même à l’humidité ambiante.” notes du label
FALTER BRAMNK 
nouveauté
'Glassical Music'
CD
Réf : LX 011
11,00 €
“Le projet “Glassical Music” est né d’une étonnante sensation auditive à peine perceptible provenant de verres retournés rincés à l’eau chaude. Le phénomène de condensation qui en résulte révèle entre l’eau, l’air et le verre la présence de textures timbriques spécifiques et de motifs rythmiques continus assez différents selon le choix des contenants (flacons, verres, bouteilles, et par extension des matières : plastique ou métal). Verre et vapeur d’eau constituent ainsi les seules matières sonores utilisées, et ce, moins dans l’intention de les faire entendre pour elles-mêmes que dans une volonté de composition.”
Ce phénomène sonore lié à des différences de température lors du contact de matières solides et humides ouvre un imaginaire sonore infini, une source de création électroacoustique intarissable. “Glassical Music” est un grand disque à rapprocher de“Fractal” de Bernard Fort, “Luftlöcher” de Jennifer Veillerobe, “impermeability” de D’Incise ou de “Cables and Signs” de Thomas Tilly.
Falter Bramnk étudie un temps le piano au conservatoire puis d’autres instruments en autodidacte et découvre la musique électroacoustique. Abandonne tout pendant quelques années puis, parallèlement à des études de filmologie, retourne à la musique des notes et des sons. Compositeur, improvisateur, sound-designer et monteur son, il vit et travaille à Lille. Co-fondateur du CRIME en 1997, aujourd’hui MUZZIX. Anime depuis 1998 l’émission “Opposition de phase” sur RCV. 99FM.
Jean-Luc GUIONNET 
'Plugged inclinations'
CD
Réf : LX 007
10,00 €
Jean-Luc Guionnet explore les possibilités de l’orgue d’église depuis plusieurs années en solo ou accompagné, une expérience physique du souffle et du continuum dans les recoins de l’instrument. Il s’intéresse aussi aux orgues électriques qu’il joue ici forcément amplifiés et électrifiés pour mieux en extraire les accidents, les défauts et des sonorités autant anecdotiques qu’inouïes. Entre électroacoustique déglinguée et psychédélisme en solde.
Excellent !
“Je travaille depuis 1993 à une approche expérimentale de l’orgue d’église (cf. CD “Pentes”, “Tirets”) :
1) on est aux commandes d’une machine
2) l’orgue est à mi-chemin du véhicule et de l’intelligence artificielle : c’est un transport en commun : une nef, une barque, un paquebot, un bâtiment dans un bâtiment
3) faire passer la machinerie au filtre de l’écoute, du geste et de l’architecture
4) amener le souffle dans l’espace : ventiler
5) faire sonner cet orgue-là pas comme cet autre
6) exprimer l’orgue comme on le dit du citron.
Le souffle est sans fin.
Et depuis 2005 à une extension des résultats à l’orgue électrique (cf. CD “Gezurrezko Joera”) :
1) trouver les moyens d’entrer dans cette expérience avec un véhicule électrique
2) agencer les claviers comme on assemblait les orgues (grand, récit, positif, chœur)
3) prendre en compte l’état de marche différent de chaque clavier et en jouer
4) remonter le cours de la machine comme on remonte le cours d’une pensée
5) greffe d’un membre utile, une table de mixage est ajoutée aux claviers : carburateur, distributeur, système nerveux central
6) des micros s’appliquent à ausculter le dispositif
7) pas d’autres effets que ceux-là : dispositif organique.
Et le courant électrique est sans fin non plus.
Ni le souffle, ni le courant n’ont besoin de moi.” Jean-Luc Guionnet
LA PIEUVRE 
'Ellipse'
CD
Réf : LX 002
5,00 €
'Ellipse est une pièce en 4 parties, composée par Olivier Benoit, créée par la Pieuvre en novembre 2005 et enregistrée en studio en octobre 2006. Ellipse s'inspire d'une rencontre entre Olivier Benoit et le danseur-chorégraphe-médecin David Flahaut qui entretient un lien très fort avec l'idée d'un corps à la fois médical et plastique. Pour cette pièce, chaque musicien doit utiliser les battements de son propre coeur comme une sorte de métronome très sensible, qui évolue individuellement en fonction de l'essoufflement, de la difficulté du jeu, de l'instrument joué, de l'émotion ressentie. Ellipse s'ouvre sur un prologue pendant lequel l'orchestre installe une texture sonore extrêmement grave et puissante. Commence alors le tryptique central : les instrumentistes s'appuyent sur leur pulsation cardiaque et sur un mode préétabli de six notes pour évoluer, aux grés des indications gestuelles d'Olivier Benoit, vers une multirythmie, ensemble de rythmes sans relations mathématiques prédéterminées, à l'image des gouttes de pluie (d'un violent orage). L'orchestre revient ensuite à un jeu modal basé sur les pulsations cardiaques. Le résultat est extrêment prenant, envoûtant même. L'accumulation de pulsations, l'investissement corporel de chaque instrumentiste transportent l'auditeur vers une écoute quasi-organique de la musique.' Avec Olivier Benoit (direction), David Bausseron (guitare), Nicolas Chachignot (batterie), Bruno Cheynier (trombone), Claude Colpaert (trombone), Pierre Cretel (contrebasse), Ivann Cruz (guitare), Richard Cuvillier (trompette), Vincent Debaets (saxophone baryton), Martin Granger (synthétiseur), Patrick Guionnet (voix), Martin Hackett (mélodica), Frank Lambert (synthétiseur), Philippe Lenglet (guitare), Stéphane Lévêque (basse), Yanik Miossec (clarinette), Peter Orins (batterie), Michaël Potier (saxhorn), Christian Pruvost (trompette), Marie Richard (voix), Laurent Rigaut (saxophones alto), Antoine Rousseau (guitare basse), Michel Stawicki (saxophone ténor), Guillaume Tarche (saxophone soprano).
LOUIS MINUS XVI 
nouveauté
'De Anima'
CD
Réf : microcidi010
8,00 €
Adrien Douliez, saxophone alto, Jean Baptiste Rubin, saxophone ténor, Frédéric L’Homme, batterie, Maxime Petit, basse.
“Cela fait maintenant presque 10 ans que Louis Minus XVI règne sur le free jazz des Flandres. Fort heureusement pour nous, son règne n’est pas prêt de s’arrêter avec ce nouvel album “De Anima”.
Cet Art Ensemble de Lille est hyperactif. Outre trois albums et un split avec l’artiste berbère Lahcen Akil, on retrouve les membres du quartet dans des projets tout aussi ambitieux, tels Unik Ubik, M.Thibault, Hook, L’Atelier d’Education Musicale du Centre Social Raymond Poulidor, mais également en accompagnement de figures cultes de l’avant garde tels que Daniel Carter ou Pascal Comelade.
La musique de Louis Minus XVI est révolutionnaire, du jazz d’échafaud humaniste dont les saxophones alto et ténor d’Adrien Douliez et de Jean Baptiste Rubin sont le souffle de vie. Ils s’entremêlent, s’accompagnent, s’affrontent de manière stéréophonique, et retombent systématiquement sur leurs pattes comme une escarmouche de chat de gouttière.
Le jeu de batterie abrasif de Frédéric L’Homme, duquel émane le chaos, ajoute de la profondeur à ce dialogue, et permet d’aérer l’espace avec des incursions world qui rappellent le travail d’Okay Temiz.
Ce jazz crépusculaire, parfois composé d’afrobeat, est emmené par la basse tendue et incisive de Maxime Petit, dont l’agressivité s’estompe par une finesse au groove suave, évoquant les sonorités chaâbi.
L’expérience est totale en live, en parfaite symbiose les Louis Minus XVI garantissent une transe à la croisée du Post-Punk et du Be-Bop.
Cerise sur le gâteau, ils se produisent la plupart du temps dans de petits lieux, proches des gens, reflétant ainsi l’état d’esprit qui les unis.”
Sam Nolin
Peter ORINS 
'Empty orchestras'
LP
Réf : LX 006
14,00 € ^
Peter Orins que l'on retrouve dans le collectif Muzzix et dans La Pieuvre étend sa batterie via la palette informatique dans un dispositif indépendant qui telle une ombre copie et perturbe l'instrument original. Une approche dynamique et captivante. On n'est pas sans penser parfois à l'approche percussive de Martin Brandlmayr dans Radian. 'Le projet de Peter Orins pourrait être qualifié de solo accompagné. Le batteur a en effet conçu un dispositif électronique suffisamment autonome pour pouvoir l'influencer dans son jeu de façon presque imprévisible. Dès lors une sorte de dialogue s'instaure entre le musicien et le programme où les rôles habituels sont inversés : le batteur propose une forme entêtante et répétitive, les transformations et traitements aléatoires réalisés en direct amènent le désordre propice à l'improvisation. Timbres magnifiés ou au contraire progressions rythmiques perturbées provoquent des accidents bienvenus ou prolongent les résonances de l'instrument. Dans ce jeu entre timbres naturels des cymbales et des peaux et déformations amplifiées de l'électronique, Peter Orins vise la vibration et la saturation pour produire une musique faite de rythmes et de textures sonores extrêmes et puissantes.'
LA PIEUVRE 
'1999 - 2005'
double CD
Réf : LX 001
8,00 € ^
1999 : naissance de La Pieuvre. Au départ une quinzaine de musiciens. La conduction est confiée à Olivier Benoit qui accepte le pari de diriger cet orchestre construit à partir des musiciens et non à partir d'une instrumentation ou d'une composition. Le principe : un directeur musical propose une série d'interventions, d'indications ou de cellules aux membres de l'orchestre. Ceux-ci réagissent en retour, proposant un nouveau matériau sonore que le chef décide ou non d'utiliser ou de modifier. Il s'agit donc réellement d'un dialogue improvisé entre un conducteur, qui a une vision d'ensemble, et les musiciens exécutant les consignes. La musique de La Pieuvre évoque tout aussi bien la musique contemporaine, que le jazz ou le rock dans leurs aspects les plus libres. Le nombre de musiciens et leurs expériences extrêmement variées (musique classique et contemporaine, rock, jazz, techno, chanson) rendent possible une multitude de formes et de climats qui surgissent au gré des interactions entre l'orchestre et le conducteur. La Pieuvre compte aujourd'hui 25 musiciens. David Bausseron (guitare), Nicolas Chachignot (batterie), Bruno Cheynier (trombone), Claude Colpaert (trombone), Pierre Cretel (contrebasse), Ivann Cruz (guitare), Richard Cuvillier (trompette), Vincent Debaets (saxophones alto et baryton), Antoine Defoort (voix), Bertram Dhellemmes (guitare électrique), Martin Granger (synthétiseur), Raphaël Guegnaud (trombone), Jean-Luc Guionnet (saxophone alto), Patrick Guionnet (voix), Martin Hackett (flûtes, objets), Frank Lambert (synthétiseur, échantillonneur), Jacques Leclercq (clarinette basse, flûte), Philippe Lenglet (guitare), Stéphane Lévêque (basse), Patrick Michalik (batterie), Yanik Miossec (clarinette, gongs), François Mulard (voix), Peter Orins (batterie), Michaël Potier (saxhorn), Christian Pruvost (trompette), Marie Richard (voix), Laurent Rigaut (saxophones alto et ténor), Antoine Rousseau (basse), Michel Stawicki (saxophone ténor), Guillaume Tarche (saxophone soprano), Olivier Benoit (direction).
Christian PRUVOST 
'lpteravox'
CD
Réf : LX 003
12,00 € ^
'À son sujet, les généalogistes ne manquent déjà plus d'évoquer la famille post dixonienne des Dörner, Kelley, Hautzinger, Kerbaj ou Ulher c'est pourtant oublier que le jeune musicien accompli qu'est Christian Pruvost ramène la trompette à une plasticité toute charnelle et l'emporte vers une pneumatique éminemment poétique, personnelle et sereine. Détendeur et porte voix, outil de succion et de pulvérisation, la trompette est, entre ses mains d'improvisateur, un appareil respiratoire inspiratoire & expiratoire qui, abouché à l'organisme, étend et explore le corps du musicien. Homme paysage, Christian Pruvost abrite une île : il en vomit cicindèles & cétoines dorées, bourdons & phalènes et c'est un luxuriant abécédaire d'élytres qu'il convoque dans sa pratique intime de l'entomologie sonore. Homme électrique, Christian Pruvost abrite aussi une ville de tuyères, clapets, vannes et valves : dansant et du bout des pales, en gestes ondulatoires, par des architectures mouchetées de goudron, il en recreuse, réinvente et habite l'espace'. [Guillaume Tarche] Enregistré le 24 février 2009 par Emmanuel Lalande au Studio PiedNu au Havre. Mixé en septembre 2009 par Alexandre Noclain. Mastering Patrice Théry.
Thomas TILLY & Jean-Luc GUIONNET 
'Stones air axioms'
CD
Réf : LX 005
12,00 € ^
Thomas Tilly : enregistrements, mesures, composition. Jean-Luc Guionnet : orgue, mesures. 'Comme l'information passe aujourd'hui par les câbles et les codes, c'est l'acoustique des amphithéâtres et des édifices religieux qui jouaient ce rôle avant l'avènement de la technologie. La cathédrale en est une illustration. Conçue en partie pour élever la voix et la musique, elle offre une large résonance pour porter le propos religieux. Cette acoustique unique est une de ses caractéristiques. Ce volume d'air massif est contraint et défini par la pierre. Il agit comme un amplificateur du bruit et impose l'écoute et l'attention. Le comportement du visiteur/auditeur qui traverse le lieu s'en trouve alors modifié. L'architecture contraignant cet air, est elle complexe, et régie par la doctrine. La forme qu'elle dessine est à la fois symbole et élément hiérarchisant la situation de l'écoute dans l'espace. 'Stones, Air, Axioms' est une pièce basée sur la relation entre l'architecture et l'acoustique de la cathédrale St Pierre, de Poitiers. S'articulant autour d'expériences acoustiques informelles et d'une étude du site, elle est contrainte par ce que l'espace peut générer comme bruits : d'une part l'environnement sonore propre à l'édifice et d'une autre : l'orgue, utilisé ici comme un générateur de sons. Le jeu de l'instrument est défini par des calculs croisant mesures métriques relevées dans le lieu et vitesse du son dans l'air. Ce jeu est à chaque fois enregistré dans l'espace et constitue une grande partie de la matière constituant la pièce. Ce travail se développe en quatre parties indistinctes, abordant chacune un aspect du rapport entre le son et l'architecture. Cette pièce est une création réalisée dans le cadre du festival MicroClima 2010. Elle a été soutenue par la région Poitou-Charentes, l'espace Mendès-France et le festival MicroClima.'
TROUBLE KAZE 
'June'
CD
Réf : LX 009
12,00 € ^
Sophie Agnel, piano. Satoko Fujii, piano. Christian Pruvost, trompette. Natsuki Tamura, trompette. Didier Lasserre, batterie. Peter Orina, batterie.
Trouble Kaze : triple duo, double trio… L’album June voit le quartet franco-japonais Kaze rejoint par la pianiste Sophie Agnel et le batteur Didier Lasserre, s’aventurant un peu plus loin dans les territoires de l’improvisation libre. Deux trompettes, deux pianos, deux batteries.
Partageant un appétit insatiable pour l’expérimentation sonore, une énergie et un enthousiasme débordants, les membres de Kaze multiplient depuis la création du quartet en 2010 les rencontres et les collaborations. Aimant jouer sur le doublement des timbres et les ambiguïtés sonores, comme c’est le cas déjà avec les 2 trompettes, mais également avec chacun des musiciens, très vite est venue l’envie de doubler chaque instrument, un double trio, un triple duo, Trouble Kaze…
A l’image du quartet, Trouble Kaze est sans limite, proposant un free-jazz créatif et puissant, abstrait et ludique, mélodique et “noise”. Ce sextet est aussi la rencontre de démarches créatrices individuelles fortes, de compositeurs spontanées, que sont Christian Pruvost et Peter Orins, membres très actifs du collectif lillois Muzzix, Satoko Fujii et Natsuki Tamura, deux des musiciens japonais les plus présents sur la scène free et improvisée internationale, et Sophie Agnel et Didier Lasserre, deux acteurs incontournables de la scène improvisée européenne.
Enregistré en concert à la malterie à Lille en juin 2016, cette suite en 5 parties se développe de façon organique, laissant des espaces au silence et au minimalisme, travaillant les textures sonores et les complémentarités ou similarités entre les musiciens. Abstraite, contrastée et dynamique cette musique n’en est pas moins pleine d’humour, et d’émotions…