date de création
5 mai 1999

dernière mise à jour --
19 octobre 2017

 
SHIIIN (France)
http://www.shiiin.com


Fritz HAUSER 
'Schraffur for gong solo'
CD
Réf : shiiin 7
19,00 €
Gong solo sur presque une heure de durée. Un frottement continu, une performance époustouflante, une continuum parfait ! 'Il faut entendre le premier mouvement de Fritz Hauser ; entendre ce mouvement d'avant le premier son, ce mouvement qui provoquera le premier son de Schraffur. Le moment est insaisissable, il tient de la seconde cent fois découpée, mais n'en est pas moins important : parce qu'il renferme la seule trêve concédée par cet ouvrage d'endurance. Il faut entendre ce mouvement ou bien l'imaginer. Après quoi, Fritz Hauser se lance, frotte lentement d'abord la surface d'un gong de petite taille, avec application, comme un enfant entamerait au crayon l'angle d'un losange dans l'idée d'en colorier l'intérieur jusqu'à l'angle opposé Ð ici, quelques aspérités. On trouvera cependant des différences entre la figure de l'enfant et celle du musicien : l'instrument du second, par exemple, dépose non pas une mais cent couleurs à mesure qu'il progresse. Au lieu d'un losange monochrome, c'est une nouvelle représentation du Niesen Ð relief des Alpes bernoises mis jadis en valeur par les nuages de Ferdinand Hodler ou les couleurs de Paul Klee Ð qui apparaît maintenant. Niesen, variation Hauser : dans les eaux du lac qu'il domine, le grand triangle se reflète. Voici donc comment s'est formé ce losange qu'Hauser comble de ses couleurs. Mais alors que sa progression semblait toute tracée, qu'au mitan de l'ouvrage on distinguait déjà le point d'aboutissement, le percussionniste s'engouffre dans une ouverture qu'il a percée à force d'insistance. Sous la surface, Fritz Hauser est allé se perdre. Pour maintenant explorer. Schraffur a été écrite pour ça. Dans sa première version, elle est une pièce d'une vingtaine de minutes sortie d'un petit gong. Elle est le fruit d'une découverte et l'entame d'une nouvelle approche : 'J'ai trouvé cette technique : je ne frappe plus, je gratte', s'enthousiasme Fritz Hauser. L'amateur de silence qu'il est sait que le silence 'absolu' n'existe pas, alors le voici adaptant son intérêt musical : 'Ce que j'adore, c'est le passage du silence au son'. Du silence au son, Hauser passe donc sur ce gong de petite taille qui sera là son unique instrument : lentement d'abord, il en frotte la surface. Découvrir une chose, c'est la mettre à vif, disait Braque. Hauser frotte maintenant avec plus d'insistance. Les rayures qu'il dessine sur le métal rappellent les lignes qui animent le sable des jardins secs. De leurs rapprochements naissent des harmoniques qu'Hauser arrange en univers. Seul, sur ce Schraffur aux couleurs de Niesen, et quelques fois accompagné, le temps de représentations exceptionnelles : Schraffur pour gong et orchestre symphonique à Lucerne, Schraffur radiophonique, Schraffur pour gong et trois-cents percussionnistes au Théâtre de Bâle, avant d'autres Schraffur sans doute' Guillaume Belhomme (extrait du livret)
Brunhild & Luc FERRARI 
'Contes sentimentaux'
4 CD
Réf : shiiin 8
48,00 €
Réalisés entre 1989 et 1994 et diffusés par la radio allemande SWR/SWF entre 1990 et 1994, ces Contes Sentimentaux sont une autre façon pour Luc Ferrari de revenir sur son travail et de le commenter avec la complicité de sa femme Brunhild Ferrari. L'échange se fait en français et allemand. Si l'on connait le compositeur, c'est émouvant et anecdotique au sens de Ferrari. Si on l'ignore, c'est une jolie façon de le découvrir, de pénétrer un univers d'aventures sonores. Notes extraites du livret : 'Contes Sentimentaux est le titre que donne le compositeur français et auteur de hörspiels Luc Ferrari, aux petites histoires, épisodes et souvenirs personnels des jours, des nuits, des saisons, des lieux et des gens qui sont intimement liés à la naissance de ses compositions'. (Hermann Naber) Chaque Conte est construit à partir d'une composition musicale qui le traverse et qui en fait la trame. La parole du compositeur s'introduit dans cette texture et raconte à sa compagne des anecdotes et des confidences qui y sont liées. Le verbe y est libre et spontané. Ici le magnétophone est considéré par les deux protagonistes comme un bloc-notes, comme le journal l'est pour l'écrivain. 'Les contes Sentimentaux sont conçus directement en bilinguisme franco-allemand. Auteur et réalisateur s'interrogent mutuellement, chacun dans sa langue, l'utilisant non pas comme un usage de traduction mais comme un outil de création. La traduction devenant la musicalisation pour celui qui ne comprend pas l'une des langues. A la question, comment s'occuper du temps qui est celui de l'espace entre deux langues, les auteurs répondent ; en les mélangeant'. (L.F.) 'En projetant les Contes Sentimentaux, j'ai pris conscience (mais probablement le savais-je déjà) que souvent une situation, un fait de la vie, un voyage, un geste anodin avaient été le déclencheur d'une composition musicale. Et maintenant, ce sont ces aventures que je voudrais raconter et, je ne pourrais pas bien expliquer pourquoi tout à coup, ces réalisations me paraissent importantes dans mon travail'. (L.F.)
Charlemagne PALESTINE 
'The golden mean'
CD
Réf : shiiin 2
36,00 €
“The golden Mean” pour deux pianos bösendorfer imperial. Chapelle de la Sorbonne, Paris, 2 novembre 1979, festival d’automne. Enregistré par Radio France pour une émission de Daniel Caux diffusée par France Culture dans le cadre de l’Atelier de Création Radiophonique. Objet luxueux (d’où le prix !) : chaque CD est fait à la main, un par un, et chaque boîtier est littéralement recouvert de velours ! Les 1000 premiers exemplaires feront l’objet d’un tirage exceptionnel numéroté avec une couverture en velours mordoré. Cinq coloris différentes sont disponibles, 200 CDs pour chaque couleur. “Alchimiste minimaliste des résonances sonores, Charlemagne Palestine est aussi un des plus importants artistes de la performance new-yorkaise. Il y a, à cet égard, quelque chose d’héroïque et même de shakespearien dans la mise en représentation du personnage qu’il s’est choisi. Ainsi, peut-on le voir s’avancer à petits pas vers la scène, un éternel verre de cognac à la main et le dos voûté. «Pour ressembler à Quasimodo, le sonneur de cloches de Notre-Dame », s’amusera-t-il à nous confier... Mais qu’importe : dès que ses doigts se posent sur les touches d’ivoire, c’est très vite qu’il nous emporte avec lui dans son désir sans cesse relancé de s’accorder à la vibration fondamentale de l’univers.” Daniel Caux.
Éliane RADIGUE 
'L'île re-sonante'
CD
Réf : shiiin 1
19,00 €
Réédition. Composée en 2000 au CCMIX (Alfortville). 'La réussite d'une pièce telle que 'L'Île re-sonante' tient au fait que, plus encore que le résultat heureux d'une synthèse des rercherches antérieures de la compositrice, elle apparaît comme celui d'un phénomène naturel de l'ordre de l'osmose. C'est une œuvre parfaitement autonome qui, selon le voeu de son auteur, finit même par échapper à celui-ci par le caractère infini de la diversité des interprétations auxquelles, à chaque écoute, elle peut donner lieu.' Daniel Caux
Éliane RADIGUE 
nouveauté
'occam ocean vol.1'
double CD
Réf : shiiin eer1
28,00 €
“occam river I” pour birbyné et alto, 2012. Carol Robinson, birbyné, Julia Eckhardt, alto.
“occam I” pour harpe, 2011. Rhodri Davies, harpe.
“occam III” pour birbyné, 2012. Carol Robinson, birbyné.
“occam IV” pour alto, 2012. Julia Eckhardt, alto.
“occam delta II” pour clarinette basse, alto et harpe, 2012. Carol Robinson, clarinette basse, Julia Eckhardt, alto, Rhodri Davies, harpe.

“Au début il y a cette image vue il y a si longtemps, au musée d’histoire naturelle à Los Angeles, l’image d'un long bandeau représentant les longueurs d’ondes connues. Il était évident qu’au delà de la longueur d’onde de la terre au soleil, entre autres planètes, systèmes solaires et galaxies se déploient encore ces longues vagues. Vertige de cet univers ondulatoire dans lequel nous baignons. Tel notre propre corps également animé d’ondulations, de rythmes multiples. Il est tout aussi vertigineux d’aller vers le mini, x-ray, gamma-ray et autre “nano”. Dans ces inconcevables dimensions, il y a aussi cette toute petite zone, entre quelque 50, 60 hertz jusqu'à 12.000 ou plus pour quelques espèces, ces vibrations se transforment en sons.
Pour ne pas sombrer dans ce vertige, plus proche de nous sur cette terre, il y a l’océan. Cet océan nous rapproche d’une contemplation plus accessible. Outre son propre cycle, il reçoit également les fleuves qu'il nourrit. C’est la raison pour laquelle il y a beaucoup de thèmes de rivières dans les occam, de fleuves, de cascades, de sources, de fontaines… tous les thèmes sont associés à l’eau, nécessairement. C’est l’élément qui les parcourt, la représentation de la vie, la vie dans sa fluidité, comme la circulation du sang.
Ce travail que je demande aux musiciens est d’une très grande exigence, ce n’est pas la virtuosité de la rapidité, mais la virtuosité d’un contrôle infime et absolu de l’instrument, une virtuosité extrême, subtile et délicate. Ce que je faisais avec mon synthétiseur était presque semblable ; tourner un potentiomètre de la valeur d’un cheveu pouvait tout changer. Pendant ma période de travail avec le feedback, le même protocole délicat du travail avec un micro et un haut-parleur s’imposait. Il y a une distance à respecter très soigneusement. Aller au-delà, le son disparait, aller trop près et le son éclate en effet larsen. Il faut pouvoir garder le contrôle. Je ne renie pas mon travail électronique, bien que je n’ai jamais rien accompli qui aie pu totalement me satisfaire. La finalisation restait toujours un compromis entre ce que j’avais voulu faire et ce que j’avais pu réaliser techniquement avec mes moyens. Par contre avec les musiciens, j’ai enfin pu entendre pour la première fois la musique que j’appelais “mes phantasmes sonores”.
Quelque soit le moyen utilisé le but essentiel est d’émettre, faire émerger les partiels, les overtones, harmoniques et subharmoniques, cette vibration qui est celle de l’air, non seulement celle de la corde ou du souffle, mais l’impalpable du son. L’instrument qui vibre au-delà de la ou des fondamentales qui génèrent cette richesse extraordinaire qui devient fascination. Cela exige une grande simplicité, sons tenus dans les nuances pianos à mezzo-forte au-delà desquels la fondamentale redevient prédominante. D’où la fameuse règle du rasoir d’occam, il ne faut surtout pas en rajouter, mais privilégier ce contrôle du souffle, ou un simple frôlement, cette caresse d’une clé ou corde suffit à développer et enrichir cet univers infini.” Eliane Radigue
Eliane RADIGUE 
'Naldjorlak I, II, III'
3 CD
Réf : shiiin 9
50,00 € indisponible ^
Eliane Radigue dont on admire toute l'œuvre électronique compose depuis 2001 des œuvres instrumentales (grâce à l'idée tenace de Kasper Toeplitz !).
Voici l'enregistrement de l'intégrale de la trilogie Naldjorlak composée entre 2004 et 2009. 'Naldjorlak I' pour violoncelle. Charles Curtis. 'Naldjorlak II' pour deux cors de basset. Carol Robinson et Bruno Martinez. 'Naldjorlak III' pour deux cors de basset et violoncelle. Carol Robinson, Bruno Martinez et Charles Curtis. Enregistré à Paris en juin et septembre 2011 par Daniel Deshays. La version du 'Naldjorlak I' est un nouvel enregistrement différent de celui précédemment paru sur ce même label. 'Il n'y a pas et il n'y aura jamais de partition de Naldjorlak . On sait qu'un ami commun de Charles Curtis et Eliane Radigue lui souffla l'idée de composer une pièce pour violoncelle et que l'oeuvre se fabriqua, peu à peu, lors de rencontres entre la compositrice et l'instrumentiste. Elle raconte choisir dans les sons que les musiciens lui proposent tandis que Charles Curtis explique avoir appris à entendre comme Eliane Radigue, qu'elle 'l'a amené à être sensible à des détails sonores que nous ne remarquons habituellement pas'. Lorsqu'elle était assise devant son ARP 2500, Eliane Radigue avait une position d'auditrice : elle écoutait sa propre musique se dérouler en direct sous ses doigts. Ce qu'elle fait aujourd'hui est assez similaire et c'est pour cela que sa musique ne s'est pas radicalement transformée avec le passage à l'acoustique : elle échange avec ses instrumentistes de la même façon qu'elle vivait au quotidien avec son 'Jules' (surnom qu'elle donna pendant des années à son synthétiseur), dans un dialogue et une écoute en tête à tête. J'aime l'idée qu'Eliane Radigue soit une compositrice totalement libérée des partitions et se place, de fait, dans la grande histoire des avant-gardes. Yves Klein pratiquait le Judo comme un art de la performance et vendait à prix d'or de la 'sensibilité immatérielle', John Cage appréciait le Zen et nous apprenait à écouter ce qui se trouve dans le silence tandis qu'Eliane Radigue connaît parfaitement la pensée tibétaine et nous invite à appréhender l'espace et le temps autrement. C'est peut-être là la véritable leçon de Naldjorlak (dont le titre, inventé par la compositrice en tibétain approximatif évoque le concept d'union): une spiritualité libérée de tout mysticisme et de textes ou de partitions !) trop lourds à porter. Apprendre simplement à écouter le 'le presque-rien', sans avoir besoin d'une trace visuelle.' Thibaut de Ruyter
Carol ROBINSON / Cathy MILLIKEN 
'Cross-currents'
DVD ROM
Réf : shiiin 6
25,00 € ^
Un format DVD ROM c'est à dire une application gravée sur un DVD qu'il faut installer sur un disque dur d'ordinateur et à chaque fois que la lecture est déclenchée une nouvelle musique est créée. Une œuvre plus qu'ouverte, une musique infinie ! Interprètes: Cathy Milliken (hautbois, cor anglais, hautbois baryton), Carol Robinson (clarinettes piccolo, si bémol, basse et demi-clarinette). Adaptation et programmation informatique: Tom Mays. Enregistrement digital réalisé par Nikolaus Heyduk à Höchster Schlossplatz 1, à Franckfort. Mastering : Daniel Deshays. DVD ROM compatible mac/pc. Configuration système requise : mac os 10.4.11 minimum, windows xp, vista, windows 7 - 2gb ram. 'Compositrices et interprètes, carol robinson et cathy milliken nous proposent un voyage musical infini, toujours recommencé, jamais renouvelé à l'identique. jouant avec la magie du temps réel, ces deux artistes présentent cross-currents comme une nouvelle forme d''oeuvre ouverte', un genre émancipé dont les signes avant-coureurs ont été décelés chez stéphane mallarmé (le livre) puis éclairés au xxème siècle par quelques visionnaires zélés (marcel duchamp, james joyce, alexander calder, john cage, raymond queneau...). a ce propos, si umberto eco écrivait dans son livre, précisément intitulé l'oeuvre ouverte, qu'' au fond, une forme est esthétiquement valable justement dans la mesure où elle peut être envisagée et comprise selon des perspectives multiples, où elle manifeste une grande variété d'aspects et de résonances sans jamais cesser d'être elle-même ', bruno maderna disait que ces formes 'mobiles' devaient être 'une aventure nécessaire dans la pensée créatrice'. les modalités de la présente installation sonore se veulent libres de tout carcan rigide et de toutes récurrences logiques. jouant l'improviste, la musique de cross-currents évolue tranquillement en nous accompagnant, nous entourant, nous embrassant, nous englobant. transmuée en esprit immatériel (nous ne pouvons ni prévoir ni déceler le geste de la source instrumentale des deux personnes en présence), cette musique nous baigne à loisir de son parfum unique et providentiel. dès lors, habités par les sonorités complémentaires des clarinettes de robinson et des hautbois de milliken, trente-cinq objets musicaux tracent leur révolution en planant au sein d'une sphère temporelle kaléidoscopique. au coeur de la polyphonie aux multiples visages latents, plusieurs vitesses peuvent alors se superposer ou se télescoper, offrant une profondeur de champ proprement insondable. si le bis repetita primaire n'est aucunement de mise (le jeu des combinaisons étant, par principe, exclusivement variable), la mouvance sonore de cross-currents profite d'un temps privilégié qui est néanmoins soumis aux règles du hasard. au travers des divers miroitements de la mosaïque sonore, les alliages des anches simples et doubles sont toujours convaincants (clarinettes piccolo, si bémol, basse, demi-clarinette et hautbois, cor anglais, hautbois baryton). parfois sagement lisses, parfois accidentés, parfois volontairement superficiels, parfois creusés à dessein, les chemins du sonore initient à chaque instant une nouvelle aventure tridimensionnelle, somme toute mystérieuse, insoupçonnée et inespérée. liée au concept d'ad infinitum, l'offrande musicale est ici plus que généreuse (c'est à ce titre qu'elle induit la ré-écoute sans modération). dialectiques à souhait, les alliages instrumentaux louvoient alors entre teintes mates et éléments brillants, silences colorés et densités incisives, sonorités pures et sons dénaturés, solo inopiné et choral improbable, le tout engendré par les lois impénétrables de l'aléatoire. entre objectivité et subjectivité, l'auditeur (attentif ou pas) se laissera voguer dans des courants rudes ou des flux rassurants, entourer d'oiseaux équivoques et de cornes de brume fantomatiques. en dehors de la composition savamment réalisée, cross-currents peut alors devenir le compagnon idéalement poétique de nos rêveries quotidiennes. matérialisée par la présence d'images sur l'écran bleuté, l'interface visuelle semble respirer discrètement, comme un coeur bienveillant qui doucement bat pour l'autre' Pierre Albert Castanet.
Ivan WYSCHNEGRADSKY 
'La journée de l'existence'
CD
Réf : shiiin 4
19,00 € ^
“Ivan Wyschnegradsky (1893-1979), "La Journée de l’Existence". Confession de la vie devant la vie. Pour orchestre, choeur ad libitum et récitant. Paroles et musique d'Ivan Wyschnegradsky. Interprètes : Mario Haniotis (Récitant), Nouvel Orchestre Philharmonique de Radio-France sous la direction d'Alexandre Myrat. Enregistrement réalisé en public lors de la création le 21 Janvier 1978 à Paris au Grand Auditorium de Radio-France dans le cadre des Journées Perspectives du XXème siècle. Producteur : Alain Bancquart. En complément de l'œuvre, le CD comprend des extraits d'entretiens du compositeur avec Daniel Charles et Robert Pfeiffer, enregistrés en 1976 et diffusés au cours de neuf émissions sur France- Culture en 1977. Il est accompagné d'un livret de 64 pages, traduit en anglais et en allemand avec illustrations et portraits inédits du compositeur, des notices, analyses, témoignages et biographies signés Solange Ancona, Alain Bancquart, Pascale Criton, Michel Ellenberger et Martine Joste - ainsi que le texte intégral du Poème d'Ivan Wyschnegradsky, dans sa version originale en français et ses traductions en anglais et en allemand. "Ivan Wyschnegradsky aura attendu soixante ans pour entendre la création de son oeuvre maîtresse, La Journée de l'Existence, qu'il avait conçue et composée dès 1916 à Saint-Petersbourg. Nous aurons attendu trente ans pour pouvoir l'écouter à notre guise et en disposer sur support discographique. C'est aussi l'aboutissement de vingt-cinq années de travail au sein de l'Association Ivan Wyschnegradsky, fondée en 1983 sous la présidence de Claude Ballif. L'émotion fut immense au soir de la création, dans le Grand Auditorium de Radio-France, emportée par l'intensité de l'oeuvre, la conviction et la puissance dramatique du récitant Mario Haniotis et la présence du compositeur venu assister, au soir de sa vie, à la réalisation de l'oeuvre conçue dans sa jeunesse dans un moment d'illumination et d'exaltation. La boucle était bouclée. L'émotion se retrouve miraculeusement intacte dans le disque qui restitue cette création. Cette oeuvre est à elle seule une véritable alchimie du verbe et du son."