date de création
5 mai 1999

dernière mise à jour --
5 février 2018

 
SOUFFLE CONTINU RECORDS (France)
http://www.soufflecontinu.com/index.php?f=shops&l=4252


Jac BERROCAL 
'La Nuit est au Courant'
LP
Réf : FFL028
21,00 €
“Lonely Woman” d’Ornette Coleman à la radio, les motets de la Renaissance, le grand-père dans une fanfare de zouaves, les déserts de Syrie… Les chenilles des blindés sur l’asphalte, la bande-son d’Un Condamné à mort s’est échappé de Robert Bresson, le bolide de Juan Manuel Fangio, la chute du Mur de Berlin : depuis l’inaugural et génial Musiq Musik, la trompette de Jac Berrocal vient de là – d’un indicible cataclysme auquel il ne cesse de retourner et se nourrir. Quand au début des années 1990 sort La Nuit est au courant, Jac Berrocal a déjà enregistré le fameux “Rock’n’Roll Station” et collaboré à trois reprises avec Nurse With Wound, dont la liste de 1979 le cite comme influence majeure en matière d’avant-garde. In Situ, le label français hébergeant ce disque, compte la même année quelques galettes d’importance historique signées Steve Lacy, François Tusques, Un Drame Musical Instantané et Daunik Lazro en duo avec Joe McPhee : toute une époque ! Épaulé par deux bassistes (dont le critique de jazz Francis Marmande) et un batteur (Jacques Thollot à qui l’on doit avec Jeter la girafe à la mer l’un des sommets de l’underground français), Jac Berrocal s’adonne à ce qu’il fait le mieux : défier les étiquettes en slalomant entre les genres ; échafauder un étrange kaléidoscope en forme d’envoûtant bric-à-brac. « Ce qui est vulgaire dit-il, c’est de bouder son plaisir. » Jac Berrocal ne se prive de rien, et tente tout ce qui lui passe par la tête. Avec leur trompette çà et là démultipliée par la réverb’, les déambulation pour noctambules insomniaques de La Nuit au courant en font un disque d’ambiance dont Prague, Sartrouville, Ivry-sur-Seine ou Berlin Est constituent quelques-uns des arrêts… Un disque de ce que Fernando Arrabal nomme « musique panique » – manière élégante et poétique de dire « no wave »… Au fil des écoutes, l’on jurerait entendre Don Cherry jammer avec David Bowie et Brian Eno dans Berlin. Sachez-le : Jac Berrocal est un brave. Il s’expose – et « s’éclabousse l’âme », au bord du gouffre. Multiple, la nuit est au courant.
700 copies.
BIRGÉ GORGÉ 
'Avant toute'
LP
Réf : FFL014
18,00 €
Jean-Jacques Birgé (synthétiseur, piano électrique, percussion…) et Francis Gorgé (guitare électrique, basse, percussions…) dans un duo enregistré en 1974 et resté inédit, un an avant les débuts de Un Drame Musical Instantané (UDMI).
Une course effrénée dans l’excés et l’accumulation. Surprenant et sincérement marquant.
700 copies, 350 gr. Obi Strip. Insert avec photos + notes de Jean-Jacques Birgé & Francis Gorgé.
COHELMEC ENSEMBLE 
'Hippotigris Zebra Zebra'
LP
Réf : FFL019
20,00 €
Initialement paru en 1969 chez Saravah.
Le plaisir de jouer collectivement, voici ce qu'avant tout célèbre le Cohelmec Ensemble, formation sans chef basée sur l'écoute réciproque, mais aussi sur le dialogue entre écrit et improvisé, où tous les membres ont des responsabilités égales, quelque soit l’instrument, ce  que reflète un patronyme choisi en conséquence : COH comme Jean Cohen (saxophones), EL comme Dominique Elbaz (piano) et MEC comme les frères François et Jean-Louis Méchali (entre autres respectivement à la basse et à la batterie), rejoints sur ce disque par Evan Chandlee, connu pour sa participation à Love Rejoice de Kenneth Terroade, et évidemment accepté en tant que membre à part entière.
Soudés comme les doigts d'une même main, ces cinq musiciens, plutôt qu'ils ne rejettent quelque ordre établi comme il est courant au début des années 1970, préfèrent construire ensemble, abandonnant à d’autres toutes revendications politiques trop explicites. En France déjà, c’est en quête d'un folklore imaginaire que l’on préfère transgresser certains acquis dufree jazz, cette volonté d'émancipation n'excluant évidemment en rien leur appropriation. Ainsi des mélodies de Hippotigris Zebrazebra qui, quand elles sont jouées à l'unisson avec un lyrisme intense, rappellent le meilleur du jazz cosmique américain ; sans compter que par bribes, McCoy Tyner voire Cecil Taylor coulent des doigts de Dominique Elbaz, tout comme Jean-Louis Méchali évoque par endroits Walt Dickerson au vibraphone.
Mais globalement, l’identité est unique (séminale même), qui s’affirme plus encore sur les deux opus suivants. N’oublions pas non plus que le premier disque du Free Jazz Workshop (de Lyon), autre formation française influente à la démarche voisine, ne sortira que deux ans plus tard.
700 copies couverture gatefold + obi.
COHELMEC ENSEMBLE 
'Next'
LP
Réf : FFL020
20,00 €
Initialement paru en 1971 chez Saravah.
Le plaisir de jouer collectivement, voici ce qu’avant tout célèbre le Cohelmec Ensemble, formation sans chef basée sur l'écoute réciproque et les responsabilités égales, ce que reflète un patronyme choisi en conséquence, fait des premières syllabes des membres fondateurs, et demeuré inchangé au gré des fluctuations de personnel : COH comme Jean Cohen (saxophones), EL comme Dominique Elbaz (piano) et MEC comme les frères François et Jean-Louis Méchali (entre autres respectivement à la basse et à la batterie), Evan Chandlee les ayant rejoints alors qu'ils jouaient ensemble depuis quelque temps déjà, au moment d'enregistrer le premier disque. Le suivant (Next indique clairement son titre) marque quant à lui le départ du pianiste originel, remplacé par le guitariste Joseph Dejean, lui-même déjà passé par le Full Moon Ensemble, connu pour avoir accompagné Archie Shepp au Festival du jazz d’Antibes en 1970.
Malgré ce changement de personnel, l'entente et la cohésion demeurent totales au sein du Cohelmec. La griffe reste la même aussi, mélange ambitieux d'écrit et d'improvisé. De ce point de vue, Next se révèle même encore plus audacieux que son prédécesseur Hippotigris Zebrazebra. Des pièces relativement brèves s’y succèdent, enrichies par un poly-instrumentisme plus marqué qu'auparavant, et donnent au disque des allures de suite contrastée. Les événements y fourmillent, à l'origine de climats évocateurs où rigueur et fantaisie font bon ménage.
Autant dire que cet album devrait séduire les amateurs d’un jazz libre (de chambre ?) ne rechignant pas aux structures intelligemment composées et dont les Français ont su, de longue date, proposer une vision personnelle, comme en témoigne Œil Vision de Jef Gilson dès 1964.
Profondément singulier, et, une fois encore : séminal !
700 copies couverture gatefold + obi.
COHELMEC ENSEMBLE 
'5 Octobre 1974'
double LP
Réf : FFL021
25,00 €
Initialement paru en 1974 chez Chevance .
Dans l’effervescence musicale de l’après-Mai 68 en France née des labels BYG et Futura Records, la notion de création collective se révèle essentielle, ce dont le Cohelmec Ensembles'avère représentatif : dans ce processus, l'identité individuelle trouve certes à s'exprimer, mais cadrée par une pensée commune non hiérarchisée et axée sur l'expérimentation. Jouer de la musique devient un plaisir partagé au vocabulaire réfléchi, et militer dans un mouvement d'extrême gauche se fait souvent en parallèle, ce qui nourrit la création en lui offrant une éthique.
Pour son troisième et dernier album en date, le Cohelmec Ensemble choisit de rendre compte de l'activité scénique intense à laquelle il doit sa réputation. Un concert est donc enregistré, notamment marqué par l’intégration du trompettiste Jean-François Canape à une formation n’ayant rien perdu de sa subtilité en passant du studio à la scène. Au contraire, galvanisée par la situation, celle-ci gagne encore en énergie sans rien céder à la complexité d'architectures en la circonstance augmentées d'improvisations pertinentes et débridées plus longues que de coutume, confirmant ainsi l'excellence du free jazz tel qu'il se pratique, collectivement, en France, dans les années 1970, pas seulement par le Cohelmec Ensemble d'ailleurs, mais aussi, dans des registres voisins voire différents (peu importe), chez Perception, Dharma Quintet, Free Jazz Workshop, Machi Oul ou Armonicord.
500 copies couverture gatefold + obi.
FREE JAZZ WORKSHOP 
'Inter - Fréquences'
LP
Réf : FFL031
21,00 € indisponible ^
En 1967 est mis sur pied le Free Jazz Workshop dont le premier disque, Inter Fréquences, ne sort qu’en 1973. Entretemps malheureusement, il n'existe aucune trace phonographique de ce groupe dont le premier batteur est Pierre Guyon avant d’être remplacé par Christian Rollet en 1970.
L’un des mots d’ordre de l’époque suffit à camper le tableau : ‘’La libération des esthétiques n’est qu’un prélude à la libération de l’humanité.’’ De cette émancipation des mentalités telle qu’elle fut vécue en France par certains musiciens, la trajectoire du Free Jazz Workshop (devenu Workshop de Lyon en 1975 avec l’arrivée du clarinettiste-saxophoniste Louis Sclavis) se révèle emblématique. Trajectoire d’une longévité exceptionnelle, un « mi-centenaire » comme disent ses membres, durant lequel la formation - selon les mots-mêmes de Christian Rollet - passe « d’atelier exploratoire revendiquant de ne rien tenir pour acquis des certitudes musicales majoritaires » à institution devenue classique.
Dès ce premier album, l'on sait que la formation fera oeuvre commune, sans leadership. Héritées du free jazz américain, des influences s'entendent encore : Albert et Don Ayler, tout comme Ornette Coleman et Don Cherry chez les souffleurs Maurice Merle et Jean Mereu ; Cecil Taylor pour le pianiste Patrick Vollat, absent du groupe après le deuxième album, La Chasse de Shirah Sharibad ; Gary Peacock et Barre Phillips pour ce qui est de la basse ; Sunny Murray voire Milford Graves en ce qui concerne le foisonnement rythmique ; mais aussi l'Art Ensemble of Chicago dans la dimension collective.
À l'instar de ceux réalisés par le Cohelmec Ensemble à la même époque, ou par François Tusques précédemment, ce disque au lyrisme incandescent représente un des sommets du free jazz joué par des musiciens français.
Jean GUERIN 
'Tacet'
LP
Réf : FFL009
16,50 € ^
Quatrième réédition du label Futura orchestrée par le magasin Souffle Continu.
'Tacet' de Jean Guérin a été enregistré en 1971, initialement comme musique d'un film de Claude Faraldo.
Aux cotés de Jean Guérin, on retrouve Bernard Vitet, Jean-Paul Rondepierre, Philippe Maté, Françoise Achard, et Diéter Guévissler. La musique mélange instruments acoustiques, électriques et électroniques (le fameux VCS3) puis le tout est retravaillé en studio pour former une forme incongrue et novatrice où l'on pense souvent à l'écoulement de l'eau. Insaissisable, 'Tacet' est une perle de l'underground musical français qu'il ne faut pas manquer.
500 copies en noir. 45rpm.
HELDON 
'Heldon . 6 . Interface'
LP
Réf : FFL035
20,00 € ^
Dans la tête de Richard Pinhas, l’éminence grise d’Heldon, l’idée est de produire une musique « aussi froide qu’un immense bloc de glace », un vertige à l’état pur, certes influencé par la trilogie « crimsonienne » allant de Larks’ Tongues In Aspic à Red, sauf qu’Heldon en représente l’électronisation aboutissant à un rapport idéal entre pensée et émotion, voire un au-delà
It’s Only Rock’n’Roll, le bien nommé troisième album, marque à sa manière – déjà – un tournant dans l’oeuvre d’Heldon, ce dont témoigne dessus l’acide et corrosif « Zind Destruction (Bouillie Blues) ». Puis une fois le suivant sorti (Agneta Nilsson, 1976), c’est-à-dire après que Disjuncta, premier label indépendant français, a été vendu à Urus par Richard Pinhas afin d’acheter le Moog 3 des Beatles, le discours se durcit encore, le groupe s’immergeant lui aussi, comme King Crimson, dans une sorte de trilogie dont Interface constitue en 1977 le milieu, un an après Un Rêve sans conséquence spéciale qui en marque le début. Époque où, comme l’écrit alors Gérard N’Guyen dans le fanzine Atem, la musique du groupe ressemble à « un voyage organisé à travers les ruines de la civilisation ».
En pleine déferlante punk, l’univers d’Heldon se fait effectivement plus lourd et menaçant, quasiment industriel, en cela fidèle au roman de l’écrivain de science fiction Norman Spinrad dont la formation tire son nom. C’est aussi le moment où Heldon devient un véritable groupe, (re)centré autour de Patrick Gauthier (synthétiseurs), Didier Batard (basse) et François Auger (batterie), ce qui permet à Richard Pinhas de se focaliser sur les motivations réelles à la base de cette aventure audacieuse.
Comme Un Rêve sans conséquence spéciale, qui le précède, puis Stand By, qui le suit, Interface, deuxième album de la « trilogie » captée aux studios Davout, marque un aboutissement sonore, voire un climax, tirant sa violence des machines et creusant les notions de scansion comme de répétition, annonçant ainsi beaucoup des musiques à venir, tant du côté de l’électronique et de l’industriel que du post-rock et du noise. Va sans dire : toujours novateur et séminal !
HELDON 
'Un Rêve Sans Conséquence Spéciale'
LP
Réf : FFL034
20,00 € ^
Chez Heldon, personne n’aime particulièrement les notes de pochette. Mais bien que les disques du groupe en soient exempts, ceux-ci n’en fourmillent pas moins d’indices référentiels d’allure cryptée. Évidemment, le patronyme du groupe fait écho à un roman de science fiction de Norman Spinrad, mais peut-être sait-on moins que le titre du présent album provient d'un enregistrement pirate de King Crimson datant de 1974, manière élégante de signifier, justement, la filiation entre le leader de Heldon, c’est-à-dire le guitariste (et joueur de synthétiseurs) français Richard Pinhas, et Robert Fripp, son homologue au sein de la formation britannique. De même, Richard Pinhas apprécie les philosophes Lyotard, Nietzsche et Deleuze (dont il a suivi les cours à Vincennes), la pochette d’Un Rêve sans conséquence spéciale citant d'ailleurs un autre intellectuel, Pierre Klossowski, versé dans la théologie celui-là, selon qui tout créateur se doit de provoquer un « état d'insécurité s’écartant du régime oppressif de la médiocrité », des mots qui ont tout d’une profession de foi pour Richard Pinhas !
Cinquième album d’Heldon, originellement sorti en 1976 sur le label Cobra, Un Rêve sans conséquence spéciale marque l’arrivée de Richard Pinhas dans les studios Davout après avoir été un précurseur du home studio. Un local particulier lui est même réservé, où il entrepose un Moog 3 ayant appartenu à Paul McCartney. Intense, violent, âpre, abrasif, sans concession : ce premier disque réalisé sur place s'inscrit dans le sillage des quatre précédents, à la fois précurseur du rock industriel et du post-rock, démontrant une fois encore que les références des débuts à la « guérilla électronique » (et à William S. Burroughs) n’étaient pas vaines ! Nouveaux venus dans cet univers, le bassiste Didier Batard (Coeur Magique, Triptyque), présent sur un morceau, et le batteur François Auger (repéré sur le cinquième album de Gérard Manset) achèvent de transformer Heldon en un power trio de feu le temps de l’inspiré « MVC II ». Sans compter que le fidèle Patrick Gauthier est de l’aventure, tout comme Jannick Top (Magma), sur un seul morceau chacun, eux aussi.
À l’écoute du résultat, on comprend pourquoi Merzbow, Wolf Eyes et Oren Ambarchi, dans les années 2000, ont souhaité enregistrer en compagnie de Richard Pinhas ! L’on se dit aussi que la comparaison habituellement faite entre Heldon / Richard Pinhas et King Crimson / Robert Fripp, aussi pertinente soit-elle, s’avère insuffisante, tant Un Rêve sans conséquence spéciale navigue bien au-delà de ces seuls rivages.
HELDON 
'Stand by'
LP
Réf : FFL036
20,00 € ^
Quel chemin parcouru depuis l’apprentissage de la guitare électrique à l’écoute du blues rock britannique ! Car ne l’oublions pas, Richard Pinhas, le leader d’Heldon, commença par s’imprégner de Jimi Hendrix adolescent, avant de s’en affranchir au début des années 1970, après avoir d’abord découvert l’usage que Miles Davis et Herbie Hancock faisaient alors des synthétiseurs, puis le séminal duo Fripp & Eno.
C’est un an après cette épiphanie que sort le premier album d’Heldon. Avec, en tête, l’idée de faire du rock’n’roll avec des machines électroniques : Richard Pinhas joue certes alors de la guitare électrique, mais il s’intéresse aussi aux A.R.P. et VCS 3, au point d’acquérir le Moog 3 des Beatles ! Pour ce faire, il lui fallut vendre l’enseigne qu’il avait montée afin de sortir Schizo, Alain Renaud et Heldon, à savoir Disjuncta, premier label français totalement indépendant. On est alors dans la seconde moitié des années 1970 : Heldon a déjà publié quatre disques phares, puis quitté son home studio pour Davout, s’embarquant dans une trilogie débutée au son d’Un Rêve sans conséquence spéciale, continuée avec Interface, et terminée par Stand By. Au total, entre 1974 et 1979 : sept disques capitaux !
En 1979, quand sort Stand By, la presse a déjà qualifié Heldon de premier groupe punk électronique. Rien d’idiot là-dedans, Heldon s’étant d’emblée dégagé des influences planantes allemandes, guère du goût de Richard Pinhas. Ce qu’atteste Stand By, dont les vingt minutes de bruit et de fureur du « Boléro », véritable « clou » d’un ensemble pourtant haut en couleurs, doivent beaucoup aux séquenceurs du « technicien » Didier Badez. Comme sur les deux précédents disques, les fidèles Patrick Gauthier, François Auger et Didier Batard sont présents – oh, combien ! Tandis que le temps d’un morceau, Klaus Blasquiz (invité de taille) chante et rappelle les liens souterrains unissant Heldon à Magma et Weidorje, mais aussi le passé commun avec Richard Pinhas au sein de Blues Convention.
Après deux albums solos, East West (1980) et L’Éthique (1982), Richard Pinhas plaque tout par peur de se répéter, se séparant même d’une partie de son matériel, avant de revenir sur le devant de la scène avec DWW (1992), après une décennie sabbatique centrée sur la philosophie, le ski et le parapente. De fait, Stand By marque la fin d’une époque pour Heldon, l’un de ses sommets aussi, avant retour aux affaires avec Only Chaos Is Real au début des années 2000, album malheureusement resté sans suite au profit de la seule carrière solo de Richard Pinhas. Depuis faite de rencontres, avec entre autres Masami Akita (Merzbow), Tatsuya Yoshida (Ruins), Wolf Eyes ou Oren Ambarchi, cette carrière en forme de renouveau en dit toutefois long sur les portes ouvertes par Heldon dans les années 1970, et toujours pas refermées dans les années 2010 !
HELDON 
'Live in Paris 1976'
LP
Réf : FFL008
18,00 € ^
Heldon, un groupe de rock électronique des années 70 créé par Richard Pinhas d'après une nouvelle de Norman Spinrad. Un live inédit au Palace à Paris en 1976 où Heldon est un trio avec Richard Pinhas (guitare et synthé moog), Patrick Gauthier (synthé mini moog et basse) et François Auger (batterie). Une face autant marquée par Black Sabbath que King Crimson et une autre 'Distribution Deterritorialisation' qui offre une ligne synthétique répétitive marquante pour l'époque ! avec toujours l'ombre de Robert Fripp. 1000 copies. Disque de couleur.
HORDE CATALYTIQUE POUR LA FIN 
'Gestation sonore'
LP
Réf : FFL013
16,50 € ^
Initialement paru en 1971 sur Futura, référence SON03, 'Gestation sonore' est l'unique enregistrement de ce groupe né en 1967 et qui avait la volonté de créer une matière sonore brute avant d'être transformée par n'importe quel code culturel. Les cinq musiciens mélangent les instruments aux origines géographiques différentes et fabrique une tension permanente. Un disque que l'on retrouva sur la fameuse liste de Nurse With Wound et une démarche qui n'est pas éloignée de celle d'AMM à la même époque. Avec Georges Alloro,Jacques Fassola, Gil Sterg, Francky Bourlier, Richard Accart. Tirage limté de 500 copies.
MAHJUN 
'Mahjun (1974)'
LP
Réf : FFL023c
18,00 € ^
Groupe de rock folk/progressif français, avec une touche de psyché jazz, Mahjun fait partie des quelques rares groupes de l’époque encensé par la presse alternative et ayant écumé les tous premiers festivals pop des années 70, en compagnie de groupes tels que Gong, Caravan, Can, etc.
Deuxième album sans titre mais nommé “Fils à Colin Maillard” d’après le titre d’un morceau.
Avec "Flip" Beaupoil, Jean Pierre Arnoux, "Balein" Happel, Jim Cuomo, Nana Vasconcellos, Jean Louis Lefebvre.
Pour la première fois réédité en vinyle par Souffle Continu Records.
200 copies sur disque couleur 350 gr. Couverture gatefold.
MAHJUN 
'Mahjun (1974)'
LP
Réf : FFL023
17,00 € ^
Groupe de rock folk/progressif français, avec une touche de psyché jazz, Mahjun fait partie des quelques rares groupes de l’époque encensé par la presse alternative et ayant écumé les tous premiers festivals pop des années 70, en compagnie de groupes tels que Gong, Caravan, Can, etc.
Deuxième album sans titre mais nommé “Fils à Colin Maillard” d’après le titre d’un morceau.
Avec "Flip" Beaupoil, Jean Pierre Arnoux, "Balein" Happel, Jim Cuomo, Nana Vasconcellos, Jean Louis Lefebvre.
Pour la première fois réédité en vinyle par Souffle Continu Records.
500 copies sur disque noir 350 gr. Couverture gatefold.
MAHJUN 
'Mahjun (1973)'
LP
Réf : FFL022c
18,00 € ^
Groupe de rock folk/progressif français, avec une touche de psychè jazz, Mahjun fait partie des quelques rares groupes de l’époque encensé par la presse alternative et ayant écumé les tous premiers festivals pop des années 70, en compagnie de groupes tels que Gong, Caravan, Can, etc.
Deuxième album sans titre mais nommé “Le jus de la figue” d’après le titre d’un morceau.
Avec P. Beaupoil, J.P. Arnoux, Haira, P. Rigaud, J.L. Lefebvre, Mouna, D. Barouh.
Pour la première fois réédité en vinyle par Souffle Continu Records.
200 copies sur disque couleur 350 gr. Couverture gatefold.
MAHJUN 
'Mahjun (1973)'
LP
Réf : FFL022
17,00 € ^
Groupe de rock folk/progressif français, avec une touche de psychè jazz, Mahjun fait partie des quelques rares groupes de l’époque encensé par la presse alternative et ayant écumé les tous premiers festivals pop des années 70, en compagnie de groupes tels que Gong, Caravan, Can, etc.
Deuxième album sans titre mais nommé “Le jus de la figue” d’après le titre d’un morceau.
Avec P. Beaupoil, J.P. Arnoux, Haira, P. Rigaud, J.L. Lefebvre, Mouna, D. Barouh.
Pour la première fois réédité en vinyle par Souffle Continu Records.
500 copies sur disque noir 350 gr. Couverture gatefold.
MAHOGANY BRAIN 
'With (junk-saucepan) when (spoon-trigger)'
LP
Réf : FFL005
16,50 € ^
'Mahogany Brain était un gang plutôt marginal, un laboratoire où des poètes électriques pouvaient jouer de bons tours à la folie, un groupe fantôme qui ne donna qu'un seul concert au Lucernaire un soir de l'été 70. (...)' Michel Bulteau. Né en 1970 de l'imagination débordante de l'étudiant en lettre Michel Bulteau et du saxophoniste Patrick Geoffrois, influencé par le Velvet Underground et la prise régulière de nombreuses drogues, Mahogany Brain est une expérience unique de l'underground français. Réédition du premier album paru en 1971 sur le label Futura. Limité à 700 copies.
MAHOGANY BRAIN 
'With (junk-saucepan) when (spoon-trigger)'
LP
Réf : FFL005C
18,00 € ^
'Mahogany Brain était un gang plutôt marginal, un laboratoire où des poètes électriques pouvaient jouer de bons tours à la folie, un groupe fantôme qui ne donna qu'un seul concert au Lucernaire un soir de l'été 70. (...)' Michel Bulteau. Né en 1970 de l'imagination débordante de l'étudiant en lettre Michel Bulteau et du saxophoniste Patrick Geoffrois, influencé par le Velvet Underground et la prise régulière de nombreuses drogues, Mahogany Brain est une expérience unique de l'underground français. Réédition du premier album paru en 1971 sur le label Futura. Limité à 300 copies.
Jean-François PAUVROS & Gaby BIZIEN 
'No Man's Land'
LP
Réf : FFL026
20,00 € ^
Que ce soit pour le label Palm, ou pour Un-Deux-Trois, l'on doit à Jef Gilson d'avoir produit certains des meilleurs disques français de free jazz et d'impro. Mais ce n'est pas tout : on lui doit également d'avoir offert des conditions d'enregistrement idéales permettant à de jeunes talents d'éclore, parmi lesquels Daunik Lazro, André Jaume et Jean-François Pauvros, tous trois ayant réalisé sur l'un ou l'autre label leurs premiers enregistrements – et quels enregistrements ! Signé par Jean-François Pauvros (guitare, mais pas que) en compagnie de Gaby Bizien (batterie, percussions, trombone aquatique, balafon, appeaux), et donc produit par l'audacieux Jef Gilson, le bien-nommé No Man's Land n'a guère d'équivalent en France (et dans le monde) quand il sort en 1976. Radical, libre, primitif, intemporel : il est à l'image de leurs auteurs, qui ne figurent pas pour rien dans la liste d'influences majeures concoctée en 1979 par Nurse With Wound. Ici le vertige des sens ne s'étiquette pas vraiment : tout en fulgurances et jaillissements déchirés, il grouille de crachotements et de scories – de mystère et de vie. Disons-le tout net : No Man's Land est LE grand disque d'impro français. À tel point qu'on peine à le croire surgi de nulle part, imaginant forcément ses deux signataires au courant des dernières avancées de la Music Improvisation Company britannique avant de réfléchir à une réplique. Pas du tout ! À en croire les intéressés, ces expérimentations étaient menées dans leur coin, quasiment en secret, dans l'ignorance totale des travaux de l'avant-garde liée à l'improvisation ! Au contraire, ce n'est qu'après la sortie de cet album que Jean-François Pauvros et Gaby Bizien prirent conscience d'une mouvance aux préoccupations proches ! C'est dire le degré d'inventivité de ce disque, que l'on rapprochera volontiers d'autres grands duos du même genre, tels Derek Bailey / Tony Oxley, Fred Frith / Chris Cutler, John Russell / Roger Turner ou Gary Smith / John Stevens… La variété d'un poly-instrumentisme spécifique et débridé joue toutefois en faveur des Français !
500 copies.
Jean-François PAUVROS & Gaby BIZIEN 
'Pays Noir'
LP
Réf : FFL027
18,00 € ^
Inédits avant cette édition, les trois morceaux de Pays Noir proviennent de sessions d'enregistrement datant de la même époque que celles du culte No Man's Land produit par Jef Gilson en 1976, puis réédité en vinyle par SouffleContinu Records en 2017. Remarquée en son temps par Actuel, Rock & Folk et Melody Maker, la tabula rasa qu’offre No Man’s Land découle directement d'expériences libératrices mais accouchées par hasard, à en croire les intéressés. En effet, leur éveil à l'improvisation tous azimuts prend racine en dehors des cercles d'initiés associés à son milieu, ce qui rend la chose plus incroyable encore ! D'autant que le saxophoniste Evan Parker (alors déjà une sommité en la matière) la remarque en son temps, surpris par l'esprit novateur des Français ! Animés par la même ferveur que sur No Man's Land, et principalement à la guitare comme à la batterie (mais pas que, une fois encore), Jean-François Pauvros et Gaby Bizien inventent un incroyable chaos débridé de combinaisons instinctives, fruit d'une immense complicité née de journées entières passées à jouer, tout en essayant de transformer les déviances du rock en étincelles déstructurées et inédites, parfois très poétiques – ah, le chant final !
Porté par les ferraillements possédés de Gaby Bizien, Jean-François Pauvros s'impose sans aucun mal comme l'un des grands improvisateurs français à la guitare, aux côtés de Gérard Marais (Dharma Quintet, Stu Martin Trio), Joseph Dejean (Cohelmec Ensemble, The Full Moon Ensemble), Raymond Boni (tout comme Pauvros et Bizien, présent sur la liste de Nurse With Wound), Dominique Répécaud, Noël Akchoté et Jean-Marc Montera. En outre, ce duo possède une flamme et une folie qu'on ne retrouve guère que sur les enregistrements de Bill Orcutt / Chris Corsano, Arto Lindsay / Paal Nilssen-Love, Thurston Moore / John Moloney et Mesa Of The Lost Women ! Une sorte de no wave à la française et avant l'heure !
500 copies.
SEMOOL 
'Essais'
LP
Réf : FFL006
16,50 € ^
Initialement paru chez Futura, le label de Gérard Terronès, en 1971, enregistré entre 1969 et 1971 à Paris, encore un disque figurant sur la fameuse liste de Nurse With Wound. Une expérience psychédélique intense et tenace, lo-fi et enfumée, conduite par Philippe Martineau, Olivier Cauquil et Rémy Dédé Dréano. Les fantômes des Pink Floyd ou Black Sabbath sont aussi de la partie. Limité à 700 copies.
TRAVELLING 
'Voici la nuit tombée'
LP
Réf : FFL012
16,50 € ^
Initialement paru chez Futura en 1973 sous la référérence RED 06, Travelling apparaît comme une réponse française à l'école de Canterburry et à Soft Machine. Prog, jazz, rock, et un brin d'expérience comme toujours dans cette série maintenant légendaire. Limité à 500 copies.
Barney WILEN 
'Moshi'
double LP + DVD
Réf : FFL015
35,00 € ^
Produit et édité par Saravah (Pierre Barouh) en 1972. Barney Wilen, saxophone ténor. Michel Graillier, piano électrique. Pierre Chaze, guitare électrique. Simon Boissezon, basse. Christian Tritsh, basse. Didier Léon, luth. Micheline Pelzer, batterie. Caroline de Bendern, Babeth Lamy, Laurence Apithi et Marva Broome, voix. Enregistré et mixé par Daniel Vallencien au studio Saravah. Les morceaux qui accompagnent le film dans le DVD, sont des versions différentes du disque.
Gatefold sleeve avec artwork additionel, son remasterisé en haute définition au studio Art & Son à Paris, livret 20 pages couleurs sur papier couché 200 gsm avec partitions, photos rares et inédites. DVD bonus du film de Caroline De Bendern “à l'intention de mlle Issoufou à Bilma”, jamais édité jusqu'à présent avec artwork exclusif. 1000 copies.

“Moshi est un disque fondateur, un mix de jazz, de musique africaine, avec une touche de psychédélisme, cette ouverture symbolise ce que nous avons toujours proposé dans notre boutique, qui reflète aussi nos parcours respectifs à travers les musiques, le lien, les ponts entre des musiques si différentes soient-elles, cette universalité que finit par trouver chaque passionné de disque.” Souffle Continu Records.

“Ces disques sont le résultat d’un voyage. Un voyage en Afrique. Un long trajet à travers le Sahara, à travers la brousse. C’est en écoutant une musique, une superbe musique de Jungle jouée par des Pygmées qu’on a décidé de partir en Afrique. On avait des visions folles de jungle, déserts et brousses, lions, serpents et crocodiles, des « beautifull black people swinging’and singin’ ». On a pris une carte et après y avoir réfléchi un peu, on a décidé de traverser le continent de Tanger à Zanzibar selon une ligne ondulée comme un serpent. “ Caroline de Bendern.
WORKSHOP DE LYON 
'Tiens ! Les Bourgeons Eclatent'
LP
Réf : FFL033
21,00 € ^
Collective, la démarche du Workshop de Lyon aboutit en 1977 à la création de l’ARFI (Association à la Recherche d’un Folklore Imaginaire) dont le but possède tout de la profession de foi : ‘’Défendre l’improvisation, diffuser les musiques plurielles et donner les moyens du jeu à qui est prêt à s’y consacrer… Établir un folklore.’’ Avec en tête quelques référents dont l’A.A.C.M. (Association for the Advancement of Creative Musicians) créée douze ans auparavant, avec pour idée (voisine) l’aide matérielle et la défense des intérêts des musiciens créatifs, afin de favoriser l’émergence d’une musique neuve. Véritable structure ouverte, l’ARFI finira d’ailleurs par s’autoproduire grâce à son propre label, à l’origine de presque tous les disques du Workshop de Lyon à partir de Concert Lave.
Troisième album de la formation, Tiens ! Les bougeons éclatent… se révèle exemplaire de la musique du groupe au moment de sa sortie en 1978, un peu moins d'un an après son enregistrement en studio. Le pianiste Patrick Vollat parti mais toujours bien présent dans l'ARFI (ne serait-ce qu'au sein de la géniale Marmite Infernale), le Workshop de Lyon se stabilise autour d'un quartette constitué par Louis Sclavis, Maurice Merle, Jean Bolcato et Christian Rollet, témoignant à l'époque déjà d'un matériau à nul autre pareil. Qui, depuis, n'a jamais cessé de s’élargir au gré des rencontres et des changements de personnel, sans rien perdre en générosité ni prendre une ride, conférant ainsi au Workshop de Lyon une certaine universalité digne de ses modèles de départ, Albert Ayler ou Art Ensemble of Chicago pour ne citer que ces deux-là, largement honorés et transfigurés en une esthétique lyrique pas banale, faite d'ouvertures et d'échanges tous azimuts. Irrésistible !
WORKSHOP DE LYON 
'La Chasse de Shirah Sharibad'
LP
Réf : FFL032
21,00 € ^
En France, dans les années 1960-1970, des musiciens se sont demandés comment transposer les luttes du free jazz sur un territoire politique différent. Parmi les premiers, le pianiste (agitateur, théoricien et militant) François Tusques répond en enregistrant Free Jazz, avant de récidiver avec Le Nouveau Jazz, équivalents français de la Nouvelle Chose américaine. Au point que l'initiative essaime, entendue à Lyon par les musiciens du Free Jazz Workshop, devenu Workshop de Lyon en 1975 avec l’arrivée du clarinettiste-saxophoniste Louis Sclavis.
Ce qui réjouit encore aujourd’hui dans ce deuxième album au lyrisme fiévreux, s’incarne dans la dimension constamment narrative du contenu, quelque soit par ailleurs la subtilité des textures développées dans le cadre d’improvisations collectives contrastées. D’une grande fraîcheur mélodique jamais prise en défaut, le Workshop de Lyon s’invente progressivement, dès ce disque, un folklore imaginaire à nul autre pareil, savant mélange d’avant-garde et de traditions, où le jeu collectif le dispute, avec panache et de manière complexe, à l’urgence de solistes inspirés. Et même sans l'appui d’images filmées, la théâtralité et l’humour des prestations scéniques du groupe, pourtant composantes essentielles, peut s’appréhender en creux, au fil de longues suites au matériau thématique varié, expressif et joyeux.
Difficile de mieux honorer le parrainage fantasmé d’Albert Ayler et de l'Art Ensemble of Chicago. Encore!