date de création
5 mai 1999

dernière mise à jour --
7 mars 2017

 
TENZIER (Québec, Canada)


Yves BOULIANE 
'Champ (10 opérations)'
LP
Réf : TNZR054
17,00 €
Violoncelle solo. Enregistrée le 15 janvier 1977. Parue originalement sur cassette audio (tirage limité à 10 exemplaires).
Yves Bouliane étudie la contrebasse avec Roland Desjardins au Conservatoire de musique de Montréal au tournant des années 1970. Il n'a pas encore 20 ans, mais il improvise déjà depuis quelque temps avec Robert M. Lepage. Leur Trio expansible prend différentes formes au début de la décennie (Roger Boudreau, Vincent Dionne et plusieurs autres improvisateurs se succèdent durant les quelques années que dure l'aventure). Il permet des rencontres fortuites, dont celle qui mènera à la création de l'Atelier de musique expérimentale en 1973 (Bouliane cofonde cette organisation avec Lepage, Michel Di Torre et Raymond Gervais). Ces initiatives évoluent en parallèle avec le Jazz libre du Québec. Bouliane se joint d'ailleurs à ce groupe de free jazz pour une courte période en 1972 et 1973. Il poursuit subséquemment ses recherches en musique avec des performances au Musée des Beaux-arts de Montréal et à la galerie Véhicule art entre autres. C'est en 1977 qu'il compose les pièces ' Champ (10 interventions) ' et ' Champ (10 opérations) '. L'ensemble SuperMusique fera paraître en 2015 leur interprétation de la première de ces deux oeuvres expérimentales. La seconde est une composition pour violoncelle seul. Enregistrée par Bouliane en 1977, ' Champ (10 opérations) ' est parue à l'époque sur une cassette audio tirée à 10 exemplaires. De la contrebasse au violoncelle, Bouliane passe ensuite à la peinture. Il complète une Maîtrise en Arts visuels durant les années 1980 sans pour autant abandonner la musique. John Heward et lui font paraître Masse au 1/3 contrôle en 1985 - un duo batteriecontrebasse que Gervais qualifie de ' musique vraie à l'écoute de soi vers les autres '.
Tenzier propose un retour sur les explorations solos entamées par Bouliane à la fin des années 1970. ' Champ (10 opérations) ' résonne à nouveau ici sur un support analogique à tirage limité. Tout comme la musique, les illustrations qui ornent la pochette sont signées Yves Bouliane.
Disque vinyle 180 gr. tirage limité à 300 copies
Bernard GAGNON 
'Musique électronique 1975 - 1983'
LP
Réf : TNZR052
17,00 €
Tenzier est fier d'annoncer la parution d'un disque dédié aux explorations électroniques (1975-1983) de Bernard Gagnon. Né à Montréal en 1953, Bernard Gagnon prend part à la vague de groupes underground qui déferle sur le Québec à la fin des années soixante. Ses premiers projets se situent à la frontière du rock psychédélique et du protopunk. En 1973, Gagnon entreprend des études en musique et participe à un séminaire qu'offre Iannis Xenakis à Montréal. Il fait aussi la rencontre de John Cage dans le cadre d'un projet de performances collectives. Avec son groupe Mergélèpe-Guorismogue, il se joint à l'Atelier de musique expérimentale (AME) que Raymond Gervais, Michel Di Torre, Yves Bouliane et Robert M. Lepage viennent de créer. Gagnon s'initie à la musique électronique dès 1975 et se retrouve au sein du MetaMusic de Kevin Austin. Au tournant de la décennie, il étudie sous la direction d'alcides lanza, de Mariano Etkin et de Paul Pedersen. C'est alors que Gagnon crée ses premières œuvres au studio de musique électronique de l'Université McGill. En 1981, il se mérite le prix Hugh Le Caine de la CAPAC et il gagne le Prix national de composition électro-acoustique de Radio-Canada. Il se joint ensuite à Cham Pang, un collectif électro multimédia, et renoue avec Lepage avec qui il collabore sur disque et en concert. La décennie des années quatre-vingt voit Gagnon se déplacer vers la musique actuelle - c'est le début de groupes tels que Stylo (avec Lepage et Jean Derome) et La Flore Laurentienne (Lepage, Derome et Guillaume Dostaler entre autres). Format : LP, 180 gr - Tirage limité.
Etienne O'LEARY 
'Musiques de films (1966-1968)'
LP
Réf : TNZR050
17,00 €
La filmographie du réalisateur québécois Étienne O'Leary comprend trois films expérimentaux complétés à Paris entre 1966 et 1968. Day tripper, Homeo (aka Homeo: Minor Death: Coming Back From Going Home) et Chromo sud constituent un cinéma de résistance d'une puissance indéniable. Les contributions d'Étienne O'Leary au cinéma underground ne se limitent pas qu'à l'introduction d'un nouveau langage cinématographique. La virulence de son œuvre repose sur trois trames sonores qu'il compose lui-même durant la deuxième moitié de la décennie soixante - c'est une musique inquiétante qui n'a d'écho que dans les films pour lesquels elle a été conçue. Les bandes sons d'Étienne O'Leary sont disponibles ici sur disque vinyle pour la première fois. Format : LP, 180 gr - Tirage limité.
Le QUATUOR DE JAZZ LIBRE DU QUÉBEC 
LP
Réf : TNZR051
17,00 €
Cette session inédite a été enregistrée au Studio 13 de Radio-Canada le 13 mai 1973. Jean Préfontaine : saxophone ténor et flute. Yves Charbonneau : trompette de poche. Jean-Guy Poirier : batterie. Yves Bouliane : contrebasse. 'Avant d'être musicien, je suis révolutionnaire. Au lieu d'avoir une mitraillette, j'ai une trompette. Aux autres, je prêche la liberté en disant : jouez libre, vous aussi'. Yves Charbonneau 'Le jazz libre fait partie de ces efforts de l'homme moderne pour résister à l'embrigadement, à l'esclavage de la machine, à la standardisation. Et, comme expérience de communication entre êtres humains, problème bien contemporain, il mérite d'être joué et écouté'. Jean Préfontaine Formé en 1967, le Quatuor de jazz libre du Québec (QJLQ) s'impose très rapidement dans le paysage culturel du Québec post-Révolution tranquille. Beaucoup plus qu'un levier qui permet de sortir la chanson québécoise de sa torpeur, ce collectif de musiciens est un des rares groupes de l'époque qui remet en question les carcans musicaux dans lesquels le Québec s'enferme. Entre 1967 et 1970, le QJLQ collabore avec de nombreux artistes dont Louise Forestier, Robert Charlebois et l'Infonie. Il s'affaire aussi à mettre en place des structures qui visent à encourager l'expérimentation et la révolte constructive. En 1970, le QJLQ établie une colonie artistique à Val-David. Il acquiert aussi une ferme - le Petit Québec libre - dans le but d'offrir aux artistes et aux activistes qu'il côtoie un lieu communal pour échanger et discuter. Le tournant de la décennie est l'occasion pour le QJLQ de se radicaliser. Sa musique devient de plus en plus libre et son langage musical s'éloigne progressivement du free jazz de manière à se rapprocher de la musique d'avant-garde contemporaine. En 1973, le QJLQ est déjà beaucoup plus qu'une simple 'bombe jazzée québécoise'. Format : LP, 180 gr. Tirage limité.
Gisèle RICARD 
'Électroacoustique (1980-1987)'
LP
Réf : TNZR053
17,00 € indisponible
Cette quatrième parution de Tenzier rassemble trois pièces inédites enregistrées par Gisèle Ricard entre 1980 et 1987. L'une d'entre elles - 'Une autre création du monde' - a été réalisée en collaboration avec Bernard Bonnier.
Née dans une famille de 'violoneux' où il manquait quelqu'un sur le banc du piano, Gisèle Ricard est devenue pianiste par nécessité. Au milieu des années 1960, elle entreprend des études en interprétation et en pédagogie musicale à l'École de musique de l'Université Laval à Québec. C'est là qu'elle s'initie à la composition électroacoustique. Créé en 1969 par Nil Parent, le Studio de musique électronique de l'Université Laval (SMEUL) est un lieu sans égal pour les 'expérimentalistes' francophones du Québec. Au tournant de l'année 1974, Gisèle Ricard cofonde avec Parent, Marcelle Deschênes et Jean Piché le Groupe d'interprétation de musique électroacoustique (GIMEL). Cet ensemble donne des concerts au Québec et en Ontario avant de se rendre en Europe pour une série de performances et d'ateliers-rencontres. GIMEL se dissout officiellement en 1977. L'année suivante, Gisèle Ricard participe à la fondation de l'Association de musique actuelle de Québec (AMAQ). Elle s'associe ensuite à Bernard Bonnier avec qui elle crée le studio Amaryllis. En 2002, elle se joint à Erreur de type 27 à titre de directrice générale et de directrice artistique.