date de création
5 mai 1999

dernière mise à jour --
16 octobre 2017

 
POTLATCH (France)
http://www.potlatch.fr/


300 BASSES 
'Sei Ritornelli'
CD
Réf : P 212
15,00 €
Trio 300 Basses avec Alfredo Costa Monteiro (accordéon, objets), Jonas Kocher (accordéon) et Luca Venitucci (accordéon, objets). Le trio 300 Basses bouscule les conventions classiques du jeu de l'accordéon en s'appuyant sur des pratiques musicales innovantes. 300 Basses considère l'accordéon comme 'une boîte avec des soufflets et des boutons : la boîte enveloppant la résonance, les soufflets entretenant les vibrations, et les boutons apportant à l'instrument une identité inamovible depuis sa naissance. Mais que se passe-t-il si les boutons se mettent à vibrer, les soufflets à résonner, et la boîte à déconstruire cette identité originelle ?' En misant sur une approche collective, les trois accordéonistes nourrissent une profonde fascination pour les sons bruitistes et statiques, les textures complexes dotées d'une puissante énergie physique. Constitué en 2010, le trio s'est produit à Rome, Lyon, Genève, Biel/Bienne, Lausanne, Zürich, Milan. Alfredo Costa Monteiro. Après avoir étudié la sculpture/installation auprès de Christian Boltanski aux Beaux-Arts de Paris, Alfredo Costa Monteiro s'installe à Barcelone en 1992 et commence à pratiquer l'improvisation à la guitare électrique et l'accordéon. Ses installations et pièces sonores, avant tout marquées par leur orientation lo-fi, affirment un intérêt constant pour les matériaux bruts et les processus sonores instables et. En s'appuyant sur la manipulation d'objets divers considérés comme instruments, et des instruments considérés comme objets, la démarche d'Alfredo Costa Monteiro est empreinte d'une forte dimension phénoménologique. Alfredo Costa Monteiro participe à plusieurs projets, notamment : Cremaster (avec Ferran Fages), i treni inerti (avec Ruth Barberán), Atolón (avec Ferran Fages and Ruth Barberán), et en duo avec Tim Olive ou Pascal Battus. Jonas Kocher. Fortement investi dans les champs de la musique improvisée et conceptuelle, le compositeur et accordéoniste Jonas Kocher se produit régulièrement avec des musiciens comme Michel Doneda, Christian Wolfarth, Olivier Toulemonde, Duo Diatribes, Jacques Demierre, Burkhard Beins, Bertrand Gauguet, Thomas Lehn, Urs Leimgruber, Lee Patterson La pratique de Jonas Kocher explore les relations entre sons, bruits et silence, tout en creusant le processus d'écoute. En tant que compositeur, il élabore ses projets au carrefour du théâtre, de l'installation et des pièces de concert. Impliqué dans l'organisation d'événements musicaux en Suisse, Jonas Kocher est aussi le responsable du label Flexion Records. Luca Venitucci. Installé à Rome, Luca Venitucci prend part dès la fin des années 1980 à la scène des musiques improvisées aussi bien en Italie qu'en Europe. Durant les années 1990, il se produit régulièrement avec Mike Cooper, Peter Kowald, Otomo Yoshihide, Thomas Lehn, Axel Dorner, Tim Hodgkinson, John Butcher, Mario Schiano, Alessandro Bosetti, Michael Renkel... En 1995, avec Fabrizio Spera, Elio Martusciello et Maurizio Martusciello, il contribue à la création d'Ossatura, groupe phare de l'improvisation électro-acoustique. De 1996 à 2002, il est membre de l'ensemble Zeitkratzer avec qui il interprète et enregistre plusieurs œuvres du répertoire contemporain (Cage, Glass, Stockhausen, LaMonte Young, Tenney), et met en place des collaborations et projets originaux avec notamment Butch Morris, Carsten Nicolai, Keith Rowe, Masami Akita, Mario Bertoncini, Phill Niblock, Radu Malfatti, Thierry Thaemelitz, Lee Ranaldo. En 2001 il réalise avec Ulrich Krieger la transcription et les arrangements pour grand ensemble de Metal Machine Music de Lou Reed. Enregistré en novembre 2011 au cours d'une résidence à l'Arc Romainmôtier en Suisse. Mixage par Alfredo Costa Monteiro et mastering par Giuseppe Ielasi.
Cristián ALVEAR / Seijiro MURAYAMA 
'Karoujite'
CD
Réf : P 217
15,00 €
Cristián Alvear, guitare, Seijiro Murayama, percussion. Enregistré à Mishima (Japon), en octobre 2016.
Dans cet enregistrement intitulé Karoujite (“à peine” en japonais), Cristián Alvear et Seijiro Murayama investissent un mode de jeu minimal et répétitif, n’hésitant pas à s’engager totalement dans de lancinantes obsessions : accords incessamment plaqués à la guitare pour l’un, frottements de cymbale et frappes de caisse claire pour l’autre.
L’auditeur se retrouve progressivement comme immobilisé à l’écoute d’une musique quasi-statique et non linéaire. Il en émerge des sensations d’un temps dilaté où se révèlent des espaces habités de résonances et fréquences multiples qui interagissent, s’évanouissent et renaissent continuellement.
D’origine chilienne, Cristián Alvear, est un guitariste remarqué de la scène de la musique contemporaine expérimentale. Il s’est fait principalement connaître comme interprète d’œuvres de compositeurs du collectif Wandelweiser : Antoine Beuger, Jurg Frey, Michael Pisaro. Le percussioniste Seijiro Murayama a longtemps travaillé comme improvisateur, notamment en France aux côtés de Jean-Luc Guionnet, Pascal Battus, Stéphane Rives et l’ensemble Dedalus. 
Serge BAGHDASSARIANS / Boris BALTSCHUN / Alessandro BOSETTI / Michel DONEDA 
'Strom'
CD
Réf : P 204
15,00 €
Serge Baghdassarians: guitare & table de mixage. Boris Baltschun: échantillonneur. Alessandro Bosetti: saxophone soprano. Michel Doneda: saxophones soprano & sopranino. Enregistré à Berlin en mars 2004. Situé aux croisements de l'improvisation et de l'expérimentation sonore, Strom illustre à merveille les stratégies déployées par les improvisateurs à la recherche de nouvelles voies et empruntant des techniques détournées. Souffles bruitistes et interventions électroniques pointillistes se mêlent dans une fluidité surprenante. En sillonnant des territoires peu fréquentés, ces quatre musiciens inventent, comme s'ils constituaient une voix unique, une musique sophistiquée et riche d'intériorité.
Derek BAILEY / Joëlle LEANDRE 
'No waiting'
CD
Réf : P 198
15,00 € indisponible
Duo guitare et contrebasse enregistré aux Instants Chavirés en mai 1997.
Marc BARON 
'Un salon au fond d'un lac'
CD
Réf : P 316
15,00 €
Deuxième CD sur Potlatch après une escapade le temps d’un vinyl chez Glistening Examples, label de Jason Lescalleet. Marc Baron continue son exploration de sources magnétiques trouvées, collectées ou créées pour l’occasion, telles l’investigation de prélèvements archéologiques.
Un certain ascétisme conceptuel balancé par une profondeur magique inégalée.
Hautement recommandé !
“Après avoir été largement salué lors de son premier solo Hidden Tapes sorti en 2014, Marc Baron réitère avec une nouvelle composition : Un salon au fond d’un lac. 
Comme toujours avec lui, il s’agit de musique élaborée seulement au moyen de techniques analogiques, à partir de sons et d’enregistrements sur bandes magnétiques, qui sont transformés de multiples manières. Composé en 2014.”
Marc BARON 
'Hidden tapes'
CD
Réf : P 214
15,00 € ^
Marc Baron qui a quitté le saxophone improvisé pour se consacrer à la musique électroacoustique travaille avec l'enregistrement et le haut-parleur. Ici c'est un travail axé sur le support cassette, donc magnétique et fragile. Marc Baron assemble différents enregistrements plus ou moins transformés par de l'électronique ou des manipulations de bandes et organise cinq pièces toutes dans ce sentiment d'effacement et d'un temps passé. Très beau travail qui excitera les amateurs d'Aaron Dilloway, de Jason Zeh ou d'Howard Stelzer.
'Composé en 2013, Hidden TapesÊest fabriqué en grande partie à partir de captations réalisées avec des magnétophones à cassette. Ajoutées à cela, quelques rares sources récupérées à partir de bandes-son de films, repassées dans les magnétophones, et autresÊfragments de musiques classique ou liturgique retrouvés dans des placards. Beaucoup de ces sources sont accélérées, ralenties, déphasées, superposées, passées dans des machines analogiques pour leur donner un caractère plus hybride. Pour le reste, le matériau 'plus électronique' a été généré par du synthétiseur, des 'défauts' magnétiques de la bande et autres manipulations de machines analogiques. L'ordinateur a 'seulement' servi au montage et au mixage des sources. Aucun effet numérique, ni pluggin, n'a été utilisé.'
Marc BARON / Bertrand DENZLER / Jean-Luc GUIONNET / Stéphane RIVES 
'Propagations'
CD
Réf : P 107
15,00 € ^
Un art du sonore où sons tenus et jeux de fréquences, battements, faux départs et silences, slaps, harmoniques et mirages acoustiques participent d'une musique de chambre moderniste. Minimal et austère. Et dans l'genre c'est excellent! Avec Marc Baron (saxophone alto), Bertrand Denzler (saxophone ténor), Jean-Luc Guionnet (saxophone alto), Stéphane Rives (saxophone soprano). Enregistrés le 12 janvier 2007 par Pierre-Henri Thiébaut au Carré Bleu à Poitiers.
Pascal BATTUS / Christine SEHNAOUI ABDELNOUR 
'Ichnites'
CD
Réf : P 110
15,00 € ^
Pascal Battus : surfaces rotatives. Christine Sehnaoui Abdelnour : saxophone alto. Enregistré par Etienne Foyer le 26 mai 2009. En quelques années, Christine Sehnaoui Abdelnour est passée maître dans l'art de créer au saxophone alto un univers très personnel, ouvert à la microtonalité et aux techniques contemporaines. Elle a su rapidement développer un langage original qui, loin de tout effet narratif, se caractérise par l'attirance vers les sonorités souvent proches de la musique électroacoustique. Elle aborde le son comme une matière malléable, riche en textures concrètes qui mêlent souffle, silence et de nombreuses distorsions acoustiques. Pascal Battus poursuit le détournement d'objets du quotidien comme par exemple avec ces surfaces rotatives qu'il approche non comme un instrument prédéfini mais plutôt comme une chaîne opératoire variable composée de trois éléments plus ou moins différenciés. Les excitateurs, généralement issus des mécanismes de vieux Walkmans et constitués de différents petits plateaux mis en mouvement par des moteurs électriques sur lesquels viennent réagir vibrateurs et résonateurs tels que feuilles de papier, carton, plastique, métal, bois, fragments de polystyrène, gobelets, tiges et cymbales.
Pascal BATTUS / Dafne VICENTE-SANDOVAL 
double CD
Réf : P 116
18,00 € ^
Pascal Battus : surfaces rotatives, polystyrène, papier, plastique… + microphones. Dafne Vicente-Sandoval : basson + microphones et table de mixage.
Superbe fusion de matières et de tensions issues d’une instrumentation incongrue mais fruit d’un long travail et d’une pratique régulière. Une approche très concrète de l’instrument, du dispositif et de la création sonore.
Notes du label : “Dans ce duo, Pascal Battus et Dafne Vicente-Sandoval explorent les territoires de rapprochement sonore au moyen d’instrumentations pourtant fort éloignées : les divers sons issus de frottements d’objets variés sur les plateaux tournants de mini-cassettes démontés viennent se mêler aux longs sons tenus du basson. Dans le premier CD les instruments sont amplifiés à l’aide de simples petits micros placés à leur proximité. Dans le second, ils sont joués de manière acoustique. Enregistré en mars 20015 dans les studios de La Muse en Circuit. Mastering par Patrick Muller.”
Frédéric BLONDY / LÊ QUAN Ninh 
'Exaltatio utriusque mundi'
CD
Réf : P 203
15,00 € ^
Frédéric Blondy: piano. Lê Quan Ninh: percussions. De l'impact de la frappe aux frottements résonants de la vibration incandescente à la complexité de l'objet sonore, ce duo nous entraîne dans une beauté du champs acoustique à saisir.
Alessandro BOSETTI / Michel DONEDA / Bhob RAINEY 
"Placés dans l’air"
CD
Réf : P 103
15,00 € ^
Porté comme une plume au vent, écrasé par cette pression immanquablement là, ce trio de saxophonistes soprano, sculpteurs de colonnes d’air, explorateurs du plein et dompteurs du vide, nous plonge dans les relations complexes de trois poètes du souffle. C’est enregistré, avec une grande écoute, par Pierre-Olivier Boulant dans un hangar à Toulouse.
John BUTCHER & Christof KURZMANN 
'The big misunderstanding between hertz and megahertz'
CD
Réf : P 106
15,00 € ^
John Butcher : saxophones ténor et soprano. Christof Kurzmann : lloopp (logiciel développé à partir de Max-msp), pick up. Neuf plages d'une musique mécanique, cinétique et concrète. Comme si un musicien visitait l'usine de 'Soleil vert', auscultait ses machines et nous les donnait à entendre... Plages 1 à 5 enregistrées le 25 et 26 avril à Vienne (Autriche) par Christof Amann au Amann studios. Plages 6 à 8 enregistrées live à Hamburg au Westwerk par Tobias Levin le 9 septembre 2002. Mastering réalisé par John Butcher.
John BUTCHER-Xavier CHARLES-Axel DÖRNER 
'The contest of pleasures-Albi days'
CD
Réf : P 205
15,00 € ^
John Butcher (saxophones), Xavier Charles (clarinette), Axel Dörner (trompette) et Laurent Sassi (enregistrements) . 'Albi Days a été réalisé dans le cadre des rencontres Musique, Quotidien, Sonore au printemps 2005 grâce à une commande d'État du GMEA - Centre de Création Musicale d'Albi-Tarn. Les musiciens et Laurent Sassi ont mis à profit les potentiels acoustiques des différents lieux à leur disposition et varié les situations sonores en jouant sur la nature et les emplacements des micros. A partir des enregistrements, chacun des participants a ensuite élaboré ses propres pièces.'
Lucio CAPECE 
'Zero Plus Zero'
CD
Réf : P 112
15,00 € ^
Lucio Capece (saxophone soprano, clarinette basse, sruti box, double plugged equalizer, ring modulator, sine waves). Enregistré à Berlin de 2009 à 2011. 'Zero Plus Zero se présente comme une suite constituée de six pièces dans lesquelles Lucio Capece donne libre cours à sa créativité en poursuivant l'exploration de ses instruments, aussi bien la clarinette basse et le saxophone préparés que la struti box et divers dispositifs électroniques. Fidèle à à ses obsessions musicales, Lucio Capece s'emploie à révéler la richesse de ses matières sonores et mettre en relief ce qu'il appelle les sons cachés dans le bruit et le bruit caché dans l'agencement des sons ainsi que l'articulation entre l'intériorité et l'extériorité de la musique. Après avoir quitté l'Argentine, son pays natal, pour l'Europe en 2002, Lucio Capece s'est installé à Berlin en 2004 où il occupe une place déterminante sur la scène des musiques expérimentales et improvisées. Il collabore à de nombreux projets notamment avec Burkhard Beins, Rhodri Davies, Axel Dorner, Kevin Drumm, Robin Hayward, Mattin, Toshimaru Nakamura, Taku Sugimoto, SLW Il est aussi un musicien recherché en musique contemporaine où il interprète des œuvres de Phill Niblock, Christian Wolff, Pauline Oliveros et Michael Pisaro. Dans ses derniers enregistrements, il apparait aux côtés de Mika Vainio (Pansonic), Radu Malfatti, Lee Patterson, Birgit Uhler et Chris Abrahams (The Necks).'
Lucio CAPECE / Kevin DRUMM / Radu MALFATTI 
'The Volume Surrounding The Task'
CD
Réf : P 216
15,00 € ^
Lucio Capece, clarinette basse, objets. Kevin Drumm, électroniques. Radu Malfatti, trombone.
Trois improvisateurs aux parcours différents réunis autour d’une idée commune, soit une approche du sonore dans l’économie et le très faible volume ce qui crée une tension permanente, aiguise l’écoute, et renverse les habitudes d’écoute.
“En janvier 2011, Lucio Capece, Kevin Drumm et Radu Malfatti effectuèrent une tournée qui les conduisirent en France, Belgique et Suisse. Ce CD, enregistré lors du concert de Bruxelles, est une occasion unique de se confronter à une surprenante rencontre combinant trois approches radicales de la musique improvisée bruitiste et minimaliste.”
Enregistré en concert le 21 janvier 2011 à Q-O2, Bruxelles.
Pascale CRITON 
'Infra'
CD
Réf : P 317
15,00 € ^
Infra comprend quatre compositions de Pascale Criton : un duo constitué de Silvia Tarozzi et Deborah Walker, une pièce solo avec Deborah Walker, et deux pièces interprétées par l’ensemble Dedalus (Didier Aschour guitare, Amélie Berson flûte, Thierry Madiot trombone, Silvia Tarozzi violon, Deborah Walker violoncelle).
« Les pièces réunies dans ce CD font toutes appel à des instruments accordés en 1/16e de ton : violon,  violoncelle,  guitare. Mon intérêt pour les microintervalles va de pair avec mon attirance pour les petites différences : les intervalles minimes révèlent les qualités du son, des composantes complexes du timbre à celles du bruit. Ils permettent d’introduire d’infimes variations de temps et de mouvement. Toutes les pièces sont basées sur des processus gestuels élaborés en étroite collaboration avec les musiciens. Un script de variables en transformation permet au geste de se construire souplement, hors métrique et hauteurs fixes,  sous “l’identité” de la note. L’accord microtonal renouvelle la sensibilité expressive des instruments et sollicite une écoute attentive pour contrôler d’infimes variables sonores tout en expérimentant les limites de la perception. » Pascale Criton
Enregistré en 2014 (Radio France) et 2017 (GMEA - Albi)
Angharad DAVIES
CREMASTER 
'Pluie Fine'
CD
Réf : P 312
15,00 € ^
Angharad Davies (violon) et le duo Cremaster - Alfredo Costa Monteiro (dispositifs électro-acoustiques, haut-parleurs, guitare électrique) et Ferran Fages (table de mixage en feedback, dispositifs électro-acoustiques). Chaque pièce de Pluie Fine a été construite à partir de transformations successives de matériels enregistrés et échangés entre Angharad Davies et Cremaster, de 2010 à 2012. Au cours de cette collaboration, la musique est devenue l'espace commun d'une vision partagée. Constitué de Ferran Fages et d'Alfredo Costa Monteiro, et en activité depuis plus de dix ans, Cremaster explore les ressources bruitistes et abrasives de l'électroacoustique, se concentrant particulièrement sur les interactions des phénomènes acoustiques, amplifiés et électro-magnétiques. Angharad Davies, violoniste accomplie, mobilise énergie et intelligence musicale pour s'intégrer dans le jeu du duo bien autrement que comme simple coloriste. Composé, enregistré et monté entre septembre 2010 et juillet 2012 à Barcelone. Enregistrements de violon réalisés par Kostis Kilymis en mars 2012 à Oxford.
DEDALUS • Antoine BEUGER • Jürg FREY 
CD
Réf : P 113
15,00 € indisponible ^
En avril 2012, l'ensemble Dedalus a été invité à jouer différentes compositions du collectif Wandelweiser dans la salle d'exposition de l'ancienne Brasserie Bouchoule des Instants Chavirés. Ce lieu, non isolé des bruits extérieurs, a permis une immersion totale de la musique dans son environnement sonore urbain. Cet enregistrement propose deux pièces d'Antoine Beuger (Méditations poétiques sur quelque chose d'autre, Lieux de passage) et une de Jürg Frey (Canones incerti). Pour ces concerts, Dedalus était composé de : Didier Aschour (guitare), Antoine Beuger (flûte), Cyprien Busolini (alto), Jürg Frey (clarinette), Stéphane Garin (percussion, vibraphone) et Thierry Madiot (trombone). Mixage et mastering: Patrick Müller
Bertrand DENZLER 
'Tenor'
CD
Réf : P 210
15,00 € ^
Bertrand Denzler : saxophone ténor. Enregistré le 21 février 2010 par Christophe Hauser. 'Bertrand Denzler, anime régulièrement un trio du nom de Sowari, aux côtés d'un Phil Durrant posté derrière son ordinateur et d'un Burkhard Beins concentré sur ses percussions, ou un quintette appelé Hubbub qui l'associe au pianiste Frédéric Blondy, au saxophoniste (alto) Jean-Luc Guionnet, au guitariste Jean-Sébastien Mariage et au batteur Edward Perraud. A chaque fois ou presque, naissent de ces rencontres des morceaux d'expérimentations à la dérive amassant sur leur passage des trouvailles de gestes temporisés. Cette fois seul sur Tenor, Denzler s'adonne lui aussi à des jeux de construction : répétant d'abord une note-trampoline sous l'effet de laquelle le musicien prend de la hauteur et décide de figures avant que la chute n'offre d'autres alternatives sonores. Une note que Denzler apprivoise et sur laquelle il insiste avant de la laisser pour organiser autrement son discours. D'aigus en graves et de souffles aphones en bruits de mécanique, Denzler conçoit des projectiles singuliers, secs ou pris de tremblements, prêts à défendre une esthétique aussi efficiente qu'un chapelet de notes bien arrangées.' Guillaume Belhomme - Mouvement, janvier 2011
Michel DONEDA 
'Anatomie des clefs'
CD
Réf : P 598
15,00 € ^
Dans ce nouveau disque solo, Michel Doneda pousse toujours plus loin ses rapports avec le saxophone soprano. On est au cœur de l'instrument qui parfois semble se transformer en 'générateur analogique'.
Bryan EUBANKS / Stéphane RIVES 
'fq'
CD
Réf : P 215
15,00 € ^
Bryan Eubanks, oscillateurs et feedback. Stéphane Rives, saxophone soprano. Enregistré par Adam Asnan au Studio 8, Berlin-Wedding, 2014. Un choc de fréquences où chaque instrument disparaît dans la construction d'une unité sonore aride et vibrante. Nos oreilles sifflent et deviennent musicales. Une belle rencontre qui pousse loin la confrontation acoustique - électronique.
Klaus FILIP & Dafne VICENTE-SANDOVAL 
'Remoto'
CD
Réf : P 213
15,00 € ^
Klaus Filip joue des ondes sinus. Dafne Vicente-Sandoval joue du basson. Ils travaillent sur la rencontre des fréquences acoustiques et électroniques, ce croisement qui peut selon les intensités et les hauteurs devenir un véritable choc ou une soustraction. L'environnement où se tient l'enregistement est aussi présent. Un travail intense et radical qui marche sur les traces d'Alvin Lucier ou de Sachiko M.
Jean-Marc FOUSSAT 
'Nouvelles'
CD extra
Réf : P 301
15,00 € ^
Homme de micro et de tournage sonore, Jean-Marc Foussat a rassemblé ici des bandes des années 80 et d'autres plus récentes pour créer un disque martien fait de rugissements de synthétiseurs EMS 'VCS III', d'environnements extérieurs, de voix intemporelles, de bruitages en tout genre et d'une énergie de l'urgence.
Cor FUHLER 
'Stengam'
CD
Réf : P 206
15,00 € ^
Piano et préparations, aimants et e-bows, pour une longue plage de drones, de résonances et de chants d'harmoniques qui évoque une musique purement électronique. Le piano entre les mains d'un grand maître du cadre et des cordes pour un lien parfait entre histoire et expérimentation.
Jean-Luc GUIONNET DEDALUS 
'Distances Ouïes Dites'
CD
Réf : P 416
15,00 € ^
L’Ensemble Dedalus, interprète “Distances Ouïes Dites” de Jean-Luc Guionnet.
Cyprien Busolini, alto. Deborah Walker, violoncelle. Vincent Bouchot, voix. Eric Chalan,contrebasse. Christian Pruvost, trompette. Thierry Madiot, trombone. Didier Aschour, guitare électrique. Enregistré live à Le Consortium, Dijon en 2013, par Jean-Luc Guionnet. Mastering, Pierre Vandewaeter.
Dedalus est un ensemble plutôt spécialisé dans la musique minimale et répétitive. Dans cette composition de Jean-Luc Guionnet, chaque musicien est dans une pièce différente, et le public fixe a donc un espace d’écoute particulier. Ce projet semble vouloir écrire l’espace, décrire l’architecture comme Jean-Luc Guionnet l’avait déjà fait avec Taku Unami ou Thomas Tilly. L’écoute crée les distances, le placement, et le mixage. La pièce se divise en plusieurs parties basées chacune sur différentes stratégies de relations sonore et spatiale.

Notes du label : “En 2013, Jean-Luc Guionnet, qui est aussi compositeur, a demandé aux musiciens de Dedalus d'interpréter Distances Ouïes Dites, une pièce représentative des nouvelles tendances des musiques expérimentales.
Pour cet enregistrement, les sept musiciens furent répartis dans différentes salles du rez de chaussée du Consortium, le centre d’art de Dijon, constituant ainsi une chaîne entre eux. Le public installé dans la première salle faisait face au premier instrumentiste, sans voir le reste de l’orchestre lui demeurant lointain.
Distances ouïes dites est conçue pour intégrer la structure du bâtiment et certains paramètres, notamment les distances et la diffusion du son entre les instrumentistes. La partition de Jean-Luc Guionnet cherche ainsi à obtenir un mixage d’espaces tenant compte de leurs qualités acoustiques et des distances, comme s’il s’agissait d’en faire un portrait sonore, et vise également à utiliser l’espace comme milieu de propagation réel des idées musicales. Les interprètes doivent ainsi jouer avec les spécificités de chaque espace, entre autres ses ondes stationnaires, avec l’imitation, l’apprentissage en direct, la distance entre les instruments, la distance entre les auditeurs et chaque instrument, les réverbérations réelles, l’extrême proximité, les lointains... mais aussi avec la simple diffusion du son dans l’espace, d’un instrument à l’autre, d’une salle à l’autre, etc.”
Jean-Luc GUIONNET & Toshimaru NAKAMURA 
'Map'
CD
Réf : P 108
15,00 € ^
Jean-Luc Guionnet (saxophone alto, orgue) et Toshimaru Nakamura (table de mixage-no input mixing board). Enregistrés le 17 mars 2007 à Montreuil et le 20 juillet 2007 à la Collégiale Sainte-Croix de Parthenay. 'Toshimaru Nakamura s'est illustré depuis de nombreuses années comme l'un des plus brillants innovateurs de la scène de la musique improvisée électronique japonaise ainsi qu'en témoignent ses nombreux enregistrements avec notamment Otomo Yoshihide, Sachiko M, Taku Sugimoto, Tetuzi Akiyama, Axel Dörner, eRikm, Keith Rowe. Jean-Luc Guionnet est un explorateur infatigable des matières sonores qu'il pratique aussi bien dans la musique électroacoustique, les installations sonores (avec Eric Cordier, Eric La Casa) que dans des contextes d'improvisation totale (Hubbub, quartet de saxophones, Pheromone) ou free jazz (Return Of The New Thing, The Fish). Il se confronte ici avec Toshimaru Nakamura, non seulement au saxophone alto mais aussi à l'orgue pour créer des situations où ils atteignent de rares sommets d'intensité et de tension musicale'.
Jean-Luc GUIONNET / Éric LA CASA 
“Home: Handover”
4 CD
Réf : P 314
30,00 € ^
“En 2010, Jean-Luc Guionnet et Éric La Casa furent invités par Arika pour réaliser au festival Uninstal de Glasgow (Écosse) une série d'enregistrements dans l'espace privé de quelques habitants de la ville.
En s'appuyant sur des règles précises, notamment le plan séquence comme méthode d'enregistrement, ces personnes devinrent les acteurs d'une histoire liée à leur vie quotidienne.
Le travail de Guionnet et La Casa consista à mettre en place une composition sous la forme d'une partition qui s'est déroulée en quatre étapes.
Étape 1 :  Écoute domestique / point de bascule (appartements 1, 2, 3 & 4). Chaque personne s'exprime à propos de sa musique favorite qu'elle écoute dans sa pièce préférée.
Étape2 : Dérive en public (performance publique des appartements 1, 2, 3 & 4). Au cours d'un concert (à Glasgow en 2010), cinq intervenants (deux locuteurs et trois musiciens) écoutent au casque les quatre enregistrements et réagissent en suivant un protocole strict. Les voix sont celles de : Aileen Campbell et Gaël Laveugle; les musiciens sont : Lucio Capece (sax), Neil Davidson (guitare) et Seijiro Murayama (percussion).
Étape 3 :  Maison. Dérive domestique (Performance domestique des appartements 1, 2, 3 & 4). Une écoute des quatre enregistrements a lieu chez un cinquième résident (musicien) qui donne ses commentaires et joue de son instrument.
Étape 4 : Studio.  Dérive de synthèse. Guionnet et La Casa superposent et mixent les trois phases de chaque appartement. Réalisé entre septembre 2013 et juillet 2014.” Notes du label 
Jean-Luc GUIONNET / Seijiro MURAYAMA 
'Window dressing'
CD
Réf : P 111
15,00 € ^
'Après plusieurs années de pratique commune, Jean-Luc Guionnet et Seijiro Murayama ont créé au sein de leur duo une relation musicale unique basée sur l'exploration de l'espace et l'intensité de leur rapport aux sons et au silence. La première pièce - Procédé - a été enregistrée en public en juin 2010 au cours d'une émission radiophonique à Ljubljana (Slovénie). Les trois autres pièces - Processus, Procession, Procès - ont été enregistrées à Paris en décembre 2010 par Eric La Casa. En utilisant un dispositif mobile (perche stéréo), il a su amplifier la tension propre au duo et mettre en relief la part active et subjective de l'écoute, affirmant ainsi l'expression des éléments-clés du duo.' Notes du label
KRISTOFF K.ROLL / Xavier CHARLES 
'La pièce'
CD
Réf : P 199
15,00 € ^
Kristoff K.Roll: dispositifs électroacoustiques. Xavier Charles: clarinette. On a rarement entendu une telle entente entre l'instrument acoustique et l'électroacoustique, une telle unité musicale tenue jusqu'au bout. Un disque excellent.
Daunik LAZRO / Carlos ZINGARO / Joëlle LÉANDRE / Paul LOVENS 
'Madly you'
CD
Réf : P 102
15,00 € ^
Daunik Lazro : saxophones baryton et alto. Carlos Alves 'Zingaro' : violon. Joëlle Léandre : contrebasse, voix. Paul Lovens : percussion, scie musicale. Enregistrés en mars 2001.
Denman MARONEY / Hans TAMMEN 
'Billabong'
CD
Réf : P 100
15,00 € ^
Denman Maroney: piano + préparations. Hans Tammen: guitare + préparations. Saturations, frottements, attaques, résonances des cordes dans des modes de jeux divers et variés.
Sergio MERCE 
'Microtonal saxophone'
CD
Réf : P 114
15,00 € ^
Le saxophoniste argentin Sergio Merce dans une transformation physique du saxophone pour atteindre les sphéres de l’électronique avec un instrument acoustique. Une plongée dans l’envoutement du battement, de la microtonalité et du drone. Recommandé !
Notes du label : “Enregistré entre juillet et août 2013 à Merlo, Buenos Aires. Le saxophoniste argentin Sergio Merce s’intéresse aux interactions entre les musiques improvisées et certains champs de la musique contemporaine et de la musique électronique. Il est plusieurs fois venu en Europe pour jouer des pièces comme “Treatise"”de Cornelius Cardew, ou se produire avec Axel Dörner, Andrea Neumann, Burkhard Beins, Julia Eckhardt, Boris Baltschun, Serge Baghdassarians, Jason Kahn, Lucio Capece, Alan Curtis, Toshimaru Nakamura, Keith Rowe, Christof Kurzmann…
Depuis quelques années, Sergio Merce a modifié son approche du saxophone en le transformant de manière radicale. Il a enlevé les clés et tous les mécanismes d’un saxophone alto pour les remplacer par des robinets utilisés en plomberie qu’il a soudés sur le corps de l’instrument. Il peut de la sorte modifier facilement la hauteur de chaque note émise, et jouer des sons microtonaux ainsi que des multiphoniques. Une pédale de sustain lui permet aussi de maintenir plusieurs couches sonores qu’il produit grâce à la respiration continue.”
MISÈRES ET CORDES 
'Au Ni Kita'
CD
Réf : P 101
15,00 € ^
Quatre guitaristes, Pascal Battus, Emmanuel Petit, Dominique Répécaud, Camel Zekri, aux parcours, expériences, langages, dispositifs différents. Plus qu'une simple rencontre, un vrai travail de groupe où ces différences créent des chocs esthétiques, des brèches musicales et participent à l'originalité du projet.
Seijiro MURAYAMA / Stéphane RIVES 
'Axiom for the duration'
CD
Réf : P 211
15,00 € ^
'Établi en France depuis 1999, le percussioniste japonais Seijiro Murayama développe une approche musicale privilégiant l'espace sonore, l'énergie du public et la qualité du silence. Autant d'éléments qu'il parvient à revitaliser à partir de sons continus et de micro-événements. Installé désormais à Beyrouth (Liban), le saxophoniste français Stéphane Rives a développé ces dernières années sur le soprano une large palette de techniques étendues. Après avoir acquis une forte notoriété lors de la parution de son album solo Fibres, il a participé notamment au quartette de saxophones Propagations. Sur cet enregistrement, Seijiro Murayama et Stéphane Rives explorent toutes les subtilités des variations des drones et textures sonores.' Notes du label
NARTHEX 
'Formnction'
CD
Réf : P 209
15,00 € ^
Marc Baron (saxophone alto) et Loïc Blairon (basse). '1. Nous enregistrons six pièces improvisées de 30 minutes dans six lieux différents, et numérotées chronologiquement de 1 à 6. Toutes les pièces ont été enregistrées par nos propres moyens. 2. Le dispositif de prise de son est déterminé en fonction de l'écoute que nous avons de chaque lieu. 3. Chaque improvisation est découpée dans sa longueur en six fragments de 5 minutes. 4. Nous fabriquons une pièce de 30 minutes composée de six fragments des six pièces improvisées. Les cinq premières minutes de la pièce recomposée correspondent au 1er fragment de la pièce improvisée n¡1 (de 0:00 à 5:00), les 5 minutes suivantes correspondent au 2ème fragment de la pièce improvisée n¡2 (de 5:00 à 10:00), et ainsi de suite. Nous obtenons une pièce instrumentale de 30 minutes, constituée des six fragments chronologiques. 5. Nous fabriquons une pièce numérique de 30 minutes à partir de la pièce improvisée n¡ 4 que nous jugeons adéquate pour cela. Les sons de saxophone (Marc Baron) et de contrebasse (Loïc Blairon) sont remplacés respectivement par des fréquences de 1000hz et 500hz. Le bruit de fond est remplacé par du blanc numérique. 6. La pièce numérique (-1) est en 1ère lecture sur le CD car nous aimons l'effet que cela procure à l'écoute. Nous aimons aussi l'inverse. Nous recommandons d'essayer les deux.' Marc Baron et Loïc Blairon (2008)
Evan PARKER / Keith ROWE 
'Dark rags'
CD
Réf : P 200
15,00 € indisponible ^
Evan Parker: saxophone ténor. Keith Rowe: guitare sur table + électronique. Tous les deux ont marqué une grande évolution dans la pratique de leur instrument respectif. La verticalité de la colonne d'air toute en couleurs et l'horizontalité de textures brutes en multi-couches.
PHOSPHOR 
CD
Réf : P 501
15,00 € ^
Phosphor, un ensemble de huit musiciens de Berlin tous passionnés par une certaine forme de retenue, de réduction et de construction d’objets complexes. Burkhard Beins (percussion), Alessandro Bosetti (saxophone soprano), Axel Dörner (trompette, électroniques), Robin Hayward (tuba), Annette Krebs (guitare électroacoustique), Andrea Neumann (cadre à piano, électroniques), Michael Renkel (guitare acoustique), Ignaz Schick (électroniques).

“Berlin - archipel construit sur les ruines de l'Histoire - les frontières entre l'Est et l'Ouest ont été déplacées, sans avoir été réellement effacées, on en voit encore les traces sur le visage des résidants des quartiers de l'ancien Est. Berlin est une ville en reconstruction, chantier permanent, dans l'attente d'une nouvelle architecture commerçante et bureaucratique plus performante. Nous ne jouerons plus dans cette ville. Lang, Rossellini et Godard sont oubliés, Brecht et Benn oubliés, entrés dans une époque d'accélération du mouvement des choses, surexposés, sans mémoire. Berlin a été un temps occupée par des squats alternatifs, îlots d'insurrections aux normes sociales, de collectifs d'artistes qui avaient pour projet d'expérimenter la vie et de porter la critique contre la culture de l'American way of life (et son pendant stalinien), des groupuscules de musiciens détournaient les rebuts de la société industrielle pour produire des émeutes soniques et puis silence radio, le mur tombait sous les break beat techno et le violoncelle de Rostropovitch. Aucune nostalgie, des faits.
Phosphor apparaît dans cette topographie urbaine comme un territoire accidenté, un pli dans l'Histoire révisée, ouvrant sur des chemins de traverse oubliés, pratique collective du son, non pas comme la reproduction des Company Weeks, mais comme partage et ouverture de cette aire de jeux à l'hétérogène, aux dissonances de l'époque. Travaillant à leur tour dans une économie de crise, une limitation des moyens. "Bruit" — il nous faut bien passer par une définition de cette musique — comme l'instant critique de ce que l'on nous vend habituellement comme musical; à l'oreille de faire tout le travail, d'entendre ce qui agit là. Non pas l'addition d'individualités (pourtant remarquables), mais leur soustraction dans un son atopique (métallique), coupe transversale d'une courte unité de temps gagnée par la théorie du chaos, la beauté du désordre (quand l'essentiel de la musique est acquise au séquençage policier du temps) .
Certaines parties renvoient à la musique industrielle des années 70/80, quand le champ social (les bruits du travail) s'immisçait dans le champ de l'art (et souffler dans un tuba ou une trompette est corps au travail, une mastication du son en bouche). "Musique" faite de vibrations, de clicks and cuts, de textures abrasives, de résonances acoustiques, l'instrument reste ce corps infini, comme une limite à déplacer, il est encore question de frontières ici (non pas à rétablir mais à abolir). L'aventure sur ce terrain bruissant met l'écoute à rude épreuve, par l'effondrement des repères dont on use habituellement : notes, harmonie, psychologisme, métrique, l'identification de la source, rien ne sert. Ce qui prévaut à l'écoute de cet enregistrement, c'est la complexité du son, mixage des sources dans une indétermination de principe, où par morale, arythmie jouée contre le principe de cause à effet, ceci est une guitare, rien n'est moins sûr. La musique de Phosphor est poreuse aux bruits de la ville, elle les transforme et les déplace, recompose notre mémoire du son sur d'autres bases. Huit musiciens assemblés pour reconstruire un archipel sonore abstrait, les sons pris dans le concret de l'instrument, détournant quelques circuits intégrés aussi; pour autant il n'y a pas une masse compacte à laquelle on se heurterait, il y a des moments où les sons se rétrécissent, se creusent, disparaissent, des plans qui se déplacent, du micro au macro, tachisme sonore, sculpture de volumes. Des moments de presque silence, il n'est jamais total dans une ville, il y a toujours une vague rumeur en fond.
L'improvisation s'est déplacée dans le champ électronique, jouant de cette belle confusion entre l'acoustique et le son des circuits imprimés, des néons et des autoroutes, poésie d'un temps fuyant dans un hors champ, dans ces non-lieux de notre modernité, lieux de passage, de vitesses et de lenteurs. Cette écoute devra être vécue comme une dérive dans l'histoire de la musique, de John Cage à Einsturzende Neubauten. Peut-être faut-il se poser la question de ce qu'il y aurait de nouveau ici, depuis le Machine Gun de Brötzmann, de nouveau encore après toute cette "improvisation libre" qui a construit ses propres idiomes depuis, répétitions innombrables de ces collectifs d'improvisateurs, répétiteurs d'une liberté donnée comme principe, factuelle. Et si la question du nouveau était une mauvaise question, qu'il s'agissait moins d'inventer que de détourner, d'oublier les techniques apprises, de mettre la musique (celle qu'on pratique dans les salles de concert) au niveau de la vie sociale et de son bruit, de sa poésie brute. Nul doute que certains vont grincer des dents comme les sons ici grincent entre eux, se frottant l'un sur l'autre, qu'il y aura un effort à faire pour comprendre les forces magnétiques qui œuvrent là. Nul doute que ce bruit soit la musique de ce siècle commençant, pour qui veut entendre.” Michel Henritzi
PHOSPHOR 
'II'
CD
Réf : P 109
15,00 € ^
Phosphor : Burkhard Beins (percussion, objets, etc.), Axel Dörner (trompette, électroniques), Robin Hayward (tuba), Annette Krebs (guitare, objets, électroniques, magnétohone), Andrea Neumann (cadre de piano, table de mixage), Michael Renkel (guitare classique préparée, ordinateur) et Ignaz Schick (tourne-disque, objets, archets). Enregistrés à Berlin, durant le mois de septembre 2006. 'Le groupe berlinois Phosphor (1er CD paru sur Potlatch en 2002) constitue l'une des rares formations de cette taille (sept musicien-nes) à pratiquer l'improvisation totale. La large instrumentation (cuivres, cordes, électronique, percussions) et l'expérience acquise ouvrent la voie à de vastes perspectives sonores ainsi qu'à des mises en équilibre captivantes.'
Michael PISARO 
'Resting in a Fold of the Fog'
CD
Réf : P 117
15,00 € ^
Resting in a Fold of the FogÊregroupe deux compositions de Michael Pisaro,ÊGrounded CloudÊetÊHearing Metal (4), pour percussions, guitare et électronique. Elles sont interprétées par deux membres de l'ensemble Dedalus, Stéphane Garin et Didier Aschour, et par Michael Pisaro lui-même.Leurs titres sont tirés d'un poème (Fog) de Mei-mei Berssenbrugge, poétesse chinoise vivant au Nouveau-Mexique (Etats-Unis). Michael Pisaro présente ainsi ses piècesÊ: 'ÊLa première pièce,ÊGrounded Cloud, décrit la rencontre progressive de différents sons, notes et bruits, se transformant en une trame plus ou moins continue, comme s'il s'agissait de spores parvenant à prendre conscience de leur existence et à se discerner mutuellement au moment même où s'établit leur proximité.Ê' 'ÊLa seconde pièce,ÊHearing Metal (4), est une recherche sur la résonance métallique des hautes fréquences du glockenspiel joué à l'archetÊ: un son qui se développe grâce au brouillard constitué des sons électroniques produits à l'ordinateur et ceux de la guitare électrique. Ainsi la musique se modèle dans différentes formes, un peu à la manière de la série des sculpturesÊL'Oiseau dans l'espaceÊde Brancusi.Ê' Didier Aschour : guitare électrique. Stéphane Garin : percussions. Michael Pisaro : ordinateur. Enregistré à Césaré (Centre National de Création Musicale), ÊReims (France), Êen mai 2016.
Michael PISARO 
'Melody, Silence'
CD
Réf : P 115
15,00 € ^
“Écrite en 2011 par Michael Pisaro, Melody, Silence  est une pièce pour guitare solo.  Constituée de 12 fragments qui peuvent être joués dans n’importe quel ordre et qui se prêtent à diverses transformations, coupures, extensions et silences. Cristián Alvear a développé sa propre version pendant plusieurs mois en 2014.  Ce guitariste chilien  se consacre essentiellement aux musiques contemporaine et expérimentale, notamment aux œuvres des compositeurs du collectif Wandelweiser. Enregistré en  juillet 2014.”
Stéphane RIVES 
CD
Réf : P 303
15,00 € ^
Saxophone soprano solo. Cela sonne très électronique, sifflement ultra aigu, vibrations dans les hautes fréquences, saturation du tuyau… Une approche très concrète de l'instrument. Une démarche qui s'inscrit dans celle d'autres souffleurs marqués par le son, le détail et le détournement de l'instrument. Excellent travail.
Keith ROWE / John TILBURY 
'E.E. Tension and circumstance'
CD
Réf : P 311
15,00 € ^
Keith Rowe, guitare. John Tilbury, piano. Après les Duos for Doris parus chez Erstwhile en 2003, voici un concert aux Instants Chavirés le 17 décembre 2010. La clarté et le poids feldmaniens du piano d'un côté et la palette bruitiste et parasitaire de la guitare de l'autre. Mais on ne peut limiter ce duo à seulement ça. C'est tellement plus ! Enregistré par Jean-Marc Foussat. Mastering de Patrick Müller. Dessin de la couverture réalisé par le frère de Keith, Milford (1950-2008). Les quelques notes de pochette ont été écrites par Keith lui-même imitant l'écriture de sa mère, Eileen Elizabeth Rowe (1914-2009).
TRIO SOWARI 
'Shortcut'
CD
Réf : P 208
15,00 € ^
'Burkhard Beins (percussion & objets), Bertrand Denzler (saxophone ténor) et Phil Durrant (ordinateur). Enregistrés par Christophe Hauser à La Muse en Circuit, les 28 et 29 novembre 2006. Il s'agit du second enregistrement du Trio Sowari. Le premier paru également sur Potlatch début 2005, avait révélé une formation surprenante par la subtilité d'un jeu interactif habilement renouvelé. Ce nouvel enregistrement montre à quel point le trio a atteint une phase de maturité et est devenu un groupe emblématique de l'improvisation électro-acoustique.'
TRIO SOWARI 
'Three dances'
CD
Réf : P 105
15,00 € ^
Phil Durrant : ordinateur. Bertrand Denzler : saxophone ténor. Burkhard Beins : percussions, objets. Enregistré le 21 novembre 2004 à La muse en circuit par Christophe Hauser. Trois mouvements touffus et imprévisibles. Une jubilation des matières et de leurs circulations. Complexe, multiple et singulier dans une approche concrète de la musique. À découvrir.
TRIOLID 
'Ur lamento'
CD
Réf : P 202
15,00 € ^
David Chiesa: contrebasse. Laurent Dailleau: theremin, ordinateur. Isabelle Duthoit: clarinette, voix. Ce trio possède un réel son de groupe avec des ondes électroniques qui tissent des toiles entre des lacérations de cordes rebondissantes et des jets incisifs de souffles renversants. Une musique délicieusement grave et en tension permanente.