date de création
5 mai 1999

dernière mise à jour --
23 août 2017

 
AN'ARCHIVES (France)


Michel HENRITZI / FUKUOKA Rinji 
'Le jardin bizarre'
CD
Réf : an'06
10,00 €
'Le Jardin Bizarre' fait suite a l'album "Outside Darkness" paru sur PSF, album en creux, étirant de longs silences où s'amplifie une mélancolie poisseuse, une tristesse infinie. 6 titres sombres comme autant de jardins, jardins vus du coté de la nuit, 6 nuances de noir, 6 couleurs de silence. Si "Outside Darkness" était comme l'ombre portée de Fukushima, celui-ci est son élégie. Le violon suffoquant de Rinji Fukuoka n'a jamais autant évoqué celui de John Cale, d'un baroque électrique identique, le lapsteel de Michel Henritzi un blues moribond. Aux champs magnétiques du précédent opus celui-ci préfère les lieder de Malher et les blues de Mississippi John Hurt. Calligrammes inquiétants fait de cordes tendues, fièvreuses, comme des traits d'encre noire sur la page blanche. Mélodies comme autant de petites musiques de nuit, trouées de silences dévorants, ritournelles mourantes dans l'écho. Une infinie mélancolie répond ici à la fureur de "Outside Darkness". "Le Jardin Bizarre" est un disque de blues asphyxié, un blues moderne qui résonne dans la nuit de Fukushima. Bande-son de nos nuits blanches. Mono No Aware ou la mélancolie du temps présent.
JUNKO - Masayoshi URABE 
'Wing low, sweet silence'
CD
Réf : an'03
15,00 €
Junko à la voix et Masayoshi Urabe au saxophone alto, live le 29 septembre 2004. Belle couverture en trois volets sérigraphiés. Tirage limité à 300 copies. 'Enregistré à Super Deluxe, Tokyo, lors de la soirée anniversaire pour les 20 ans des labels PSF et Alchemy. 'Même le plus mauvais orateur, même la pire diseuse donne du 'corps' fut-il déglingué, aphasique voire frigide - aux sons qui sortent de leurs bouches.' Jean-Jacques Lebel 'Poésie en Action', Loques/Nèpe. Là sur ce disque la crieuse et le souffleur ont mis le cap au pire, expulsant de leurs corps des chants déchiquetés où s'abiment nos sens. Un tel extrême poétique, n'appartient pas à la chose culturelle, mais au souffle du vivant. Poésie brute ou vacarme poétique, fait de souffles cuivrés et de cris de terreur, de glossolalies érotiques et de chorus déglingués. Ils sont comme deux récitants brulés dans le charivari d'une ritournelle d'une infinie mélancolie, se disloquant dans de grands silences dévorants, s'accordant dans un aigu inouï, corps à corps. Funambules dansant au-dessus de nos gouffres intérieurs. Un homme et une femme se répondent dans la nuit électrique. Masayoshi Urabe, lèvres fendues au sax alto, sac d'air brûlant embouché à l'instrument cuivré, lui dansant malade dans le son. Quand Urabe joue, il met le ciel sous ses pieds, notre écoute basculant, crachant ses mélodies poisseuses jusqu'à l'épuisement du beau. Il marche du coté de la ' wild side ' jusqu'à l'asphyxie, à bout de souffle, et ça s'entend. Pas d'autres frères que Kaoru Abe et Albert Ayler, un même tragique, une même corde jalouse pour se balancer dans le son. Son art est semblable à un seppuku sonique, ouvrant son corps et notre entendement en deux. Sublime et tragique, d'un éros trouble. Il ne reste rien après quand la musique se tait, un feu brûlant. Junko est comme une ombre blanche après l'explosion de Hiroshima, corps diaphane surexposée, son cri n'a rien de l'hystérie d'autres hurleurs de la musique noise, juste la terreur ou appellez ça la beauté. Elle semble comme détachée du cri, comme si sa voix était décollée du corps, séparée. Langue trouée ouvrant sur l'indicible, l'innommable. Voix dyslexique, monstrueuse, montant dans des aigus inhumains, tenus au seuil de la souffrance auditive, presque sans fin. Le cri de Junko a le phrasé des saxophonistes de la free music, une même évidente musique, débarassée des académismes et de la technique. Sa voix est son corps érotique, sa 'musique' pour reprendre Mishima. Voix et saxophone alto aimantés dans les lumières blanches de la scène, abolissant l'espace et le temps comme deux amants. Liés l'un à l'autre dans une belle confusion des timbres, des souffles, des phrases et des histoires. Une histoire de bruit et de fureur racontée par deux idiots.' Michel Henritzi
JUNKO - Michel HENRITZI - FUKUOKA Rinji 
'Billion Years of Sighs'
LP
Réf : an'07
19,00 €
Un split centré autour de Michel Henritzi, musicien et critique musical qui a su prendre ses racines au Japon au long de ces dernières années. Michel Henritzi, lapsteel sur les deux faces avec Junko, voix en face A et Fukuoka Rinji, violon, voix et percussions en face B. Un blues fantomatique ou carrément bruitiste à travers trois concerts enregistrés en Europe en 2011. Couverture sérigraphiée + insert. Limité à 150 copies !