date de création
5 mai 1999

dernière mise à jour --
2 septembre 2017

 
IN POLY SONS (France)
http://inpolysons.free.fr


BERTHET / LE JUNTER 
'L'enclume des jours'
CD
Réf : IPS 0411
10,00 €
'Musique concrète brute. Tambours tubulaires, trompes, clous, orgues éoliens et rotatifs, gouttes d'eau, archet automatique, ressorts, basse à pied, fils d'acier, barils et bidons, rétroviseurs, chant... Autant d'indices pour renter dans la musique de Pierre Berthet et Frédéric Le Junter, deux musiciens français. Il s'agit d'un intelligent mélange entre la mise en espace des sons naturels de notre société (le concret de cette musique) et le détournement créatif pour une construction et composition d'un signification expressive de notre monde. Nous sommes véritablement au centre de la mondialisation : notre futur urbain basé sur nos racines agricoles. Les enregistrements de ce CD dupliqué (27 min) ont été réalisés au milieu des années 1990, alors que Pierre et Frédéric jouaient en duo. Une mémoire de cette collaboration existe déjà au travers du CD paru sur le label Vand'Oeuvre en 1994. Aujourd'hui, InPolySons produit des inédits de la même époque, composés pour le spectacle de danse ' Love is a stranger ' de William Douglas (1953-1996), à l'exception de la dernière pièce parue sur une compilation du même label Vand'Oeuvre. Ces sons mis en scène pour nous représentent un sens par leur simplicité et leur aspects bruts notamment des textes, comme une métaphore de nos vies journalières.'
COMPILATION 
RYTHMÉ BRUT
CD
Réf : IPS 1298
12,00 €
Une compilation genre c'est-craignos-mais-c'est-trop-bon. Au menu : insolite musical, curiosités sonores, bizarreries bruyantes, world music d'un monde à l'agonie depuis des lustres, misères en sons, pataphysique à l'ail etc... Avec Dragibus, Guylain Damonneville, Jaber, Fred Thabaut, André Robillard, Paul Bourre, Jean Clerembaux, Mordysabbath, Michel Dalmaso, Donna Collins. Avis aux amateurs.
Alain DE FILIPPIS 
'Musicien Improbable'
LP
Réf : IPS 0915
16,50 €
Les créations d'Alain De Filippis outrepassent immanquablement les cloisons entre pratiques artistiques. Musicien autodidacte, il a travaillé pour le théâtre, porté ses investigations vers les techniques de bruitages, les paysages sonores et les concerts-installations. Sa première pièce publiée sur support enregistré a été le mini-CD 'Ton Dieu ne s'appelle-t-il pas égo ?' dans la collection Cinéma Pour l'Oreille de Metamkine en 1993. Il a travaillé avec Serge Boulier & la Cie Bouffou Théâtre pour Tête d'Affriche (1996) et Petites Musiques de Bruits (1999) (un CD portant ce titre est sorti chez Ground Fault Recordings, en 2001). Il révérait Robert Wyatt, ce qui l'a amené à créer 'Heli Plop' pour un cd-livre aux éditions Æncrages & Co repris sur le CD 'MW pour Robert Wyatt' sorti chez InPolySons. Sur les chemins de l'expérimentation musicale, il a aussi croisé le guitariste Keith Rowe. Le magazine Web City Vox soulignaitÊ : 'Technicien du son, décorateur sonore, des activités et des étiquettes qui cachent presque l'essentiel : la fascinante et poétique petite musique intérieure qui guide les réalisations et les trouvailles d'Alain de Filippis'.
Ses références ? Varèse, Zappa, The Residents (sans qui Alain De Filippis n'aurait pas osé)...
Décédé à 50 ans en 2010, voici le premier LP d'Alain De Filippis, montrant une diversité et cohérence de ses approches complexes entre musique concrète et montages improbables. Ses premiers montages sur bandes magnétiques contenaient davantage de scotch que de bandeÊ ! Les montages numériques suivants étaient constitués de milliers de petites séquences qui décoraient l'écran d'une matrice multicolore et multiforme. On retrouve dans ce disque des œuvres de jeunesses, des œuvres commandées pour le théâtre ou le cinéma, des petites séquences intimistes et un grand hommage à Edgar Varèse.
Alain DE FILIPPIS 
'De Mémoire d'Os'
cassette
Réf : IPS 0216
9,00 €
Les créations d'Alain De Filippis outrepassent immanquablement les cloisons entre pratiques artistiques. Musicien autodidacte, il a travaillé pour le théâtre, porté ses investigations vers les techniques de bruitages, les paysages sonores et les concerts-installations. Sa première pièce publiée sur support enregistré a été le mini-CD 'Ton Dieu ne s'appelle-t-il pas égo ?' dans la collection Cinéma Pour l'Oreille de Metamkine en 1993. Il a travaillé avec Serge Boulier & la Cie Bouffou Théâtre pour Tête d'Affriche (1996) et Petites Musiques de Bruits (1999) (un CD portant ce titre est sorti chez Ground Fault Recordings, en 2001). Il révérait Robert Wyatt, ce qui l'a amené à créer 'Heli Plop' pour un cd-livre aux éditions Æncrages & Co repris sur le CD 'MW pour Robert Wyatt' sorti chez InPolySons. Sur les chemins de l'expérimentation musicale, il a aussi croisé le guitariste Keith Rowe. Le magazine Web City Vox soulignait : 'Technicien du son, décorateur sonore, des activités et des étiquettes qui cachent presque l'essentiel : la fascinante et poétique petite musique intérieure qui guide les réalisations et les trouvailles d'Alain de Filippis'.
Ses références ? Varèse, Zappa, The Residents (sans qui Alain De Filippis n'aurait pas osé)...
Un projet de musique pré-historique nouvelle. Œuvre monumentale et fondatrice d'Alain De Filippis : De Mémoire D'Os. Cette œuvre composée de plusieurs parties a été composée et créée en 1987 pour être interprétée dans une grotte d'exploitation minière de Marne, près de Chartres, au village de Jouy. Devant des experts en musique expérimentale et des habitants du village, avec des projections lumineuses s'est déroulé cette musique pré-historique, première et brute, gorgée d'un bestiaire imaginaire peuplant les caves de nos ancêtres. Cette œuvre appelle un autre projet titanesque d'Alain De Filippis travaillant sur une base de données de l'encyclopédie du son ; les premières pages traitaient des sons pré-historiques et De Mémoire d'Os auraient pu grandement y être assigné.
David FENECH 
'Polochon battle'
CD
Réf : IPS 1007
12,00 €
Pour son deuxieme album, david fenech a invite des amis a composer avec et contre lui, ouvrant ses morceaux aux dentelles baroques du musicien japonais Shugo Tokumaru, aux polyrythmies electro-zarbi de l'allemand Felix Kubin, a l'ambiguite perverse de l'echantillonneur lillois Falter Bramnk, a la ronde des jouets du lyonnais Klimperei, aux pianotages parisiens de Toog. ce sont aussi ces multiples origines que l'on retrouve dans le titre en franglais, polochon battle. Multi instrumentiste, david fenech n'a aucune limite dans son inspiration : ici ukulele, guitare preparee, piano jouet, batterie de cuisine, cloches ordinateur et accordeon se cotoient, se chamaillent, se balancent des traversins a la face. et on retrouve bien sur sa marque de fabrique : son chant si particulier aux accents de glossolalie (alaeeeygh, friday market reggae).
GRIMO 
'Rag-time'
CD
Réf : IPS 0303
12,00 € ^
Dominique Grimaud: guitare, synthétiseur analogique, mandoline, banjo, harmonica joue sur des vieux 78 tours, joue avec notre mémoire, avec celle de l'enregistrement et ses bruits de surface, se moque des modes et du temps Encore un disque ovni et merveilleux comme lui seul sait les fabriquer.
Dominique GRIMO-Pierre BASTIEN 
'Rag-time vol.2'
CD
Réf : IPS 0308
12,00 € ^
'Rag-Time : précurseur du jazz, syncopes à gogo : Bastien et Grimo se transforment en deux DJ analogiques, découpant des 78 tours pour en faire des roues de Mécano et construire un véritable album concept autour de la critique de notre temps qui se déchiquette : les morceaux s'enchaînent sur fond de peste, de choléra, vieux et nouveaux maux, toutes les misères du monde. Grimo a ressorti son vieux Teppaz, nettoyé le saphir, épousseté ses 78 tours aux pochettes de papier Kraft et a concocté un programme musical pour son compère Bastien. Ledit compère a ramoné sa trompinette, huilé les rouages de ses robots mécaniques et accompagné les mélodies d'antan entêtante et enchanteresse. Il en ressort une musique transe, trans-générationnelle, trans-fuge et trans-formée qui ne ressemble qu'à ce que notre imaginaire y entend.'
JOHNNY BE CROTTE 
double 45 tours
Réf : IPS 0214
26,00 € ^
Matériel d'époque (1977) et inédits (1978).
'Johnny Be Crotte ne fait pas encore partie des formations de l'undergound musical français passées à la postérité. Pourtant, son rôle et son histoire dans les maquis sonores apparus dans le bouillonnement contre-culturel des années post-mai 68, sont parmi les plus intéressants, car très représentatifs de cette agitation musicale généreusement créatrice des années soixante-dix et quatre-vingt !
Par la suite, les membres de ce distingué combo rejoindront les rangs ou collaboreront avec des formations et des musiciens bien connus tels : Etron Fou Leloublan, Barricade, ZNR, Encore Plus Grande, Mama Béa Tékielski, Royal de Luxe, Louis Bertignac, Corinne Marienneau, Bashung.' (Dominique Grimaud).
Avec des cartes-postales et affiche de l'époque.
KLIMPEREI 
'Les tableaux d'une exposition'
LP
Réf : IPS 0312
15,00 € ^
'Les Tableaux d'une exposition d'après Modeste Moussorgski, 1874' Classiquement simple. Ceci date de 1975. La genèse. D'abord découverte de Tarkus puis de Pictures at an Exhibition d'Emerson, Lake & Palmer grâce au grand frère d'un copain (Claude Auberger). À ce moment-là, je ne réalise pas qu'il s'agit d'une reprise de pièces classiques. Puis une rencontre : Bernard Bellot, un ami de ma mère, audiophile et mélomane, qui me fait entendre la version des Tableaux orchestrée par Ravel. Et c'est là une de mes premières approches positive de la musique dite classique. Bernard me fait découvrir Satie, Jehan Alain (à l'orgue), Pierre Henry et bien d'autres. Il me prête un oscilloscope, un fer à souder ; nous fabriquons un ampli Ñ qui produisait beaucoup de bruits parasites. Il me conseille pour l'achat de ma première ' chaîne hi-fi ' et c'est en Suisse (nous habitons alors Annecy-le-Vieux) que nous allons chercher la platine Thorens (TD 145 je crois, qui vit toujours, chez Éric Chabert) que nous rapportons clandestinement. Voilà. Ce disque : une sorte de remerciement bien trop tardif pour diverses entrées en matière. Arrangements, exécution, enregistrement et mixage : Christophe Petchanatz (Klimperei), 2011.
KLIMPEREI 
'IWM (2) : littératures'
CD
Réf : IPS 0110
7,00 € ^
“20 vignettes subjectives enregistrées selon le principe iwm (improvisation with myself), de Lewis Carroll à Tony Duvert, en passant par Philip K. Dick… Une idée simple, voire banale — et risquée : portraits sonores (musicaux) de 20 auteurs littéraires qui, pour une raison ou une autre, m’ont touché, voire marqué. Un hommage, en somme, et le désir de partager. Derrière la plupart des noms d’auteurs, j’aurais pu en ajouter un autre : celui ou celle qui m’aura fait, un jour, rencontrer ces ouvrages, au bon moment. Si le nombre de « morceaux » relève de la contingence, le choix des auteurs fut difficile, et — forcément — frustrant.” notes du label
KLIMPEREI 
'Improvisation with myself, vol.4-Los Paranos'
CD
Réf : IPS 1110
7,00 € ^
“Projet : Redécouvrir, revisiter, avec plus ou moins de respect — et d’étonnement parfois — des morceaux composés et enregistrés à la fin des années 70 et, pour la plupart, publiés sur cassette sous le nom de Los Paranos… Informations sur les morceaux d’origine et écoute sur la page IWM (4) : c’est le son de la cassette ! L’ensemble est dédicacé à Michel Ferrero aka Herr Spragana, membre honoraire de Los Paranos, qui supporta, à tous les sens du terme, Los Paranos des années durant ; grâce lui en soit rendue. Ont également souffert : Lokmox Spontex aka Laurent Fauconnet et Bernard G. aka Le Dr. Speed… Pistes 9, 14 et 17 : voix par Lola Petchanatz. Piste 14 : voix par Claire Lamy. Photo : Florence Chapuis. Mise en page : Gonk. Musique, enregistrement & mixage par Christophe Petchanatz.” notes du label
KLIMPEREI 
'Improvisation with myself, vol.5-de quelques directions'
CD
Réf : IPS 1210
7,00 € ^
“Cet album est dédié à InPolySons, sans qui tous ces petits mondes un peu bancals n’auraient pas vu le jour. Merci encore Mr. Tagu... C’est également un clin d’œil à Dominique Grimaud et son magnifique “Les quatre directions”. Photo : Florence Chapuis. Mise en page : Gonk. Musique, enregistrement & mixage par Christophe Petchanatz. Voix de Lola par Lola Petchanatz.” notes du label
Dom LABREUIL 
'Imposture inpolysonne'
DVD
Réf : IPS-D-0409
13,00 € ^
'C'est en défrichant de nouveaux espaces que la démarche artistique du Plasticien Dom Labreuil prend sa forme. Après la photo, le dessin, la peinture et la sculpture, il n'était donc pas étonnant de le retrouver en 2007 au festival cinéma brut avec le film J'ai descendu explorant armé d'une faucille le monde de la Vidéo. Ses films réalisés a partir de presque rien, moments de vie, performances, improvisations, constructions éphémères ou found footage, prennent leurs formes et se révèlent dans la collision entre image et musique. C'est sur ce terrain de jeu qu'il s'est associé aux compositions de Dominique Grimo, David Fenech, Val Poher, Pascal Comelade, Palo Alto, Colleen, Jean-Marc Zelwer, Beirut, Faris Nouarallah... En 2008 il est a nouveau présent dans la sélection brutal d'or au festival cinémabrut avec Madame Insomnie,chamboulée conserves. Un film réalisé suite a un échange Image-musique avec Pierre Bastien et Dominique Grimo avant la sortie de leur album Rag-Time Vol.2 édité sur le label Inpolysons. C'est suite a cette confrontation riche de trois films, que Denis Tagu Boss du label lui propose de continuer sa démarche sur les autres musiques du label. C'est chose faite! Avec le DVD Imposture InPolySonne sur le label Rennais. Dom Labreuil y joue ses images sur les musiques hors champs de Klimperei, Dominique Grimaud, Pierre Bastien, David Fenech,Toupidek Limonade, L'ensemble Rayé et Jean-François Pauvros.'
Frédéric LE JUNTER 
'Chansons impopulaires'
CD extra
Réf : IPS 1205
12,00 € ^
“Frédéric Le Junter est un constructeur de machines qui déconstruisent la musique banale. Son atelier est loin de l'aseptisation électronique des modes actuels. Voilà pourquoi Le Junter est un adepte de la "Pechno Pop" (cf. compilation "Pechno Hits" sortie en 2003 chez In Poly Sons). Pour avancer, il lui faut de la place afin de stocker de la matière première, trancher dans le lard, extraire des viscères, souder des tuyaux, fusionner des membranes, automatiser du carton et clouer du bois de récupération. On pourrait croire alors à un travail de rustre qui peine à transformer une casserole cabossée en piano à bretelle. Mais c'est la tête qui commande, chez Le Junter. Et dans sa tête, c'est nuages et compagnie, humour et oulipo, rimes et chansons, racines et vérité. On pourrait le prendre pour un naïf engoncé dans une utopie post-soixante-huitarde, chantant " Tout le monde il est beau… " tout en tapant sur ses casseroles décabossées. Mais chez Le Junter c'est plutôt la finesse d'esprit qui commande. Un Le Junter n'est pas prêt à accepter le monde tel qu'il se présente dans notre société. Il faut écouter ce qui vit autour de nous pour en extraire le ridicule, puis le clamer haut et fort, quitte à se rendre impopulaire face aux élus. Et c'est ce qui est exprimé dans les beaux textes simples et efficaces de ces chansons impopulaires. Un manifeste anti-populiste en quelque sorte, critiquant les absurdités de notre société et revendiquant le droit de ne pas prendre tout en (silent) bloc.
Le travail de Frédéric Le Junter est à rapprocher de celui de Pierre Bastien ou Pierre Berthet (avec qui il a joué) ou encore de tout autre adepte de machines musicales ou de musique machinale. Depuis le milieu des années 80, il prend la route avec ses machines pour des installations et performances. Il est par ailleurs membre du groupe Silent Block avec Xavier Charles, Jérôme Jeanmart et Stéphane Levigneront.
Les productions discographiques de Le Junter sont suffisamment rares pour signaler l’événement. On peut noter également que c'est un artiste complet puisqu'il a conçu la pochette et les illustrations lui-même ainsi que les deux vidéos visibles sur ordinateur qui figurent sur ce CD.”
LES TAILLEURS DE NOTES 
LP
Réf : IPS 0412
16,00 € ^
'Je ne connais pas ces Tailleurs de Notes. Si Denis Tagu d'InPolySons m'a demandé de présenter cette formation musicale, il s'agit probablement d'une erreur de sa part. Remarquez, ce n'est pas bien grave, puisqu'il parait que ces musiciens, eux, ne connaissent pas la musique... En cela, ils suivent la grande et belle tradition du génial Portsmouth Sinfonia Orchestra, qui comptait dans ses rangs des artistes illustres, tels Brian Eno, Gavin Bryars, Michael Nyman ou Steve Beresford. Ces Tailleurs ne sont pas non plus sans rappeler les musiciens autodidactes comme ceux du cocasse The Shags, un girls band de Fremont, dans le New Hampshire. On dit aussi que l'environnement des Tailleurs de Notes est constitué de terrils et de corons, des lieux où la tradition des sociétés musicales, harmonies et fanfares est une chose sérieuse. Mais l'orphéon des Tailleurs de Notes est peut-être un peu bizarre puisque, si l'on y trouve bien les soufflants tels les saxophones alto et baryton, l'euphonium et la clarinette, il comprend aussi des instruments traditionnels du rock (guitare et basse électriques, batterie) et même le ukulélé, joyeux instrument à (quatre) cordes parti des plages d'Hawaï pour conquérir le monde entier dès le début du XXème siècle. Quoi qu'il en soit, leur nom me plait bien, tellement il est vrai que leur musique n'est fabriquée ni en usine, ni en laboratoire, pas même dans des salons. Non : ces messieurs et dames fabriquent toutes leurs notes entièrement à la main, au burin et au maillet, parfois à l'égoïne et à la serpe, mais toujours dans des matériaux bien solides, naturels et garanti 100% sans bavures'. Dominique Grimaud, 2011
MADAME PATATE 
LP
Réf : IPS 0212
15,00 € ^
'Qui connait Madame Patate la retrouvera dans cette musique discrète et manuelle : d'une extrême beauté. Une musique pouvant évoquer celle de Colleen, qui semble avoir été composée dans les limites de la nuit et du jour, à ces heures où l'esprit est nulle part. Dans ces moments de transition de formes où l'on est là sans y être, fatigué et incapable de dormir, réveillé et silencieusement inactif, on n'a pas d'idées mais elles viennent toutes seules, on a faim mais on n'a pas le courage d'ouvrir le frigo. Une musique de ces instants où l'on se laisse troubler par l'élégance fragile d'une ritournelle, surprendre par des esprits bruitistes facétieux dans le sifflement d'une bouilloire. Ce disque illustre bien le mot ' plages ' dont il est composé : un moyen de transport pour transiter d'un état à un autre. La musique de Madame Patate est tout en simplicité, de celle qui résulte d'un fort travail intérieur de simplification, de recherche d'essentiel : agréable, généreuse et délicate, intime, une musique qui semble à la portée de tous et facile à faire, riche d'un savoir-faire maison et d'un professionnalisme qui ne s'affiche pas. Une patate, c'est simple, délicieux, essentiel : cet album l'est aussi.'
Jean-François PAUVROS 
'La belle décisive'
CD
Réf : IPS 1196
10,50 € ^
Réédition digisleeve ! 1996. Guitare, voix et autres instruments. Jean-François Pauvros en tirailleur isolé à l'encontre de tous mouvements, courants, modes actuels. Vrai, tout simplement. 'Musique intimiste, jazz bruitiste chaleureux, proche de l'Autre côté du miroir cher à Alice, où la folie côtoie la mort, où l'irréel fraye avec l'inattendu, où l'amour rôde avec Thanatos. A écouter la nuit.'
STPO 
'Les liquidateurs'
LP
Réf : IPS
25,00 € ^
La Société des Timides à la Parade des Oiseaux (STPO) fut fondée en 1984 à Rennes. Une musique sous l'influence du courant Rock in Opposition.
'Un hommage à ces femmes et hommes qui ont donné leur vie, à ce qu'ils ont ressenti, vécu, enduré lors de leur mission de sauvetage du réacteur nucléaire accidenté de Tchernobyl. L'histoire, évoquée ici, est librement adaptée du film 'Thomas Johnson'http://www.chernobyl-day.org/La-bataille-de-Tchernobyl?lang=en
La composition est découpée en six tableaux entrecoupés d''éclats' montrant l'impact de la radioactivité sur la vie à Pripiat, dans l'ignorance du danger mortel.
La chronologie inclut la phase d'alarme et de mobilisation du liquidateur, l'écoute des instructions données par les chefs, la course vers le réacteur, l'hésitation du président responsable (Gorbatchev), l'horreur absolue sur le toit du réacteur et enfin la mort du liquidateur.
On suit plus précisément l'histoire d'un jeune liquidateur arménien, perdu entre son incompréhension des instructions données en russe, la peur au ventre, et son extraordinaire sens du devoir. En se sacrifiant comme des centaines de milliers de ses camarades, il va sauver l'humanité.
Avec un visuel original sérigraphié, œuvre de Pakito Bolino du collectif Le Dernier Cri.'
TOUPIDEK LIMONADE 
'Il y a des vies qui dévient'
LP
Réf : IPS 0112
15,00 € ^
Infiniment réel. Versailles. Le château. Le parc du château. Un Toupidek y promène souvent sa limonade. Dans le parc, un bassin. Le bassin ' du fer à cheval '. Nommé ainsi en raison de sa forme. Et le Toupidek de se dire : ' Si je faisais une musique qui traduirait les contours du bassin du fer à cheval ? '. ' Cheval-faire ! ' se poursuit-il en lui-même. Et ' lui-même ' serait le sujet de cette musique. Entre autobiographie et autobiosonie. Observer le bassin. Son père y mettre. Tout naît de la vase, et ensuite le potier y donne forme. L'auteur sans hauteur, à ras d'eau, Narcisse éclaboussé. L'inspiration (ça ne se trouve pas sous le pas d'un cheval), nécessite de s'élever : remonter les escaliers en perspective pour une vue de haut. Le fer à cheval y déploie son élégance. Il alterne des segments heurtés que séparent d'onctueuses courbes. Inclination, volutes et voluptés. ' Dieu est une pensée qui courbe tout ce qui est droit ' comme disait Nietzsche. En cas de vie frontale trop dure, on efface son profil. On contourne ; c'est une vie qui des vies. Et puis toutes les mères vous le diront : on nait du bassin. Ce disque retrace le son des tronçons. Comme une tranche de vie découpée en lardons (lorsqu'on demande au petit vosgien s'il aime mieux son père ou sa mère, il répondra : ' j'aime mieux l'lard ! '). En tant que Verbe fait chair, le lard est irrégulier ; très naturellement, les tranches de vie qui inspirent les morceaux seront de durée variable ; certaines périodes sont volontairement omises (descendu de cheval, il allait le long des noisetiers). Cette autobiosonie se lève tôt puisqu'elle commence dès la conception. C'est par le même mouvement, inversé, que le Toupidek lance sa canne à pêcher la vie non vécue : ' l'avenir, c'est du passé en préparation ' comme disait Pierre Dac. Comme si la direction était plus importante que l'acte de vieillir. Les angles du bassin mordent une vie linéarisée, géo-maîtrisée. Mais l'âgé, au mètre, rit ; ça le garde en forme de fer à cheval pour raconter. Il trottine, tantôt bourrin, tantôt gracieux hippocampe. J'hennis sans bouillir, mijotant cheval vapeur. Quand c'est parti, c'est parti. ' Phoque jeunesse se passe ' comme disait Tagubu. ' Tu souffles, et elle s'envole ' lui répondait en stéréo Kwetapp Ieu. Et on épouse le contour. Une fille nait dans les roses. Les scènes de décennies se suivent, s'assemblent sans se ressembler. Et puis le décès nie les décennies. Mais pour qui sonne le bris de glace lorsque le bassin est gelé ? Comme disait Joachim du Bellay, un cavalier qui surgit dans la nuit : 'Passent les années, sonne l'heure, Les jours s'en vont, je demeure'. Pochette / poster originaux de Jean-Pierre Nadau.
Véronique VILHET et Dominique GRIMAUD 
'Îles'
LP
Réf : IPS 1016
17,00 € ^
Véronique Vilhet et Dominique Grimaud font partie, comme l’écrit le magazine anglais The Wire, des apparus dans le bouillonnement artistique et contre-culturel qui suivit Mai 68. Leurs aventures et mésaventures musicales les ont menés du festival d'Avignon jusqu'à Caracas, du festival de Baalbek au Music Building de New York, en passant par les charts du New Musical Express. Tous deux ont suivi les chemins de traverses de l'auto-production, mais ils ont fréquenté aussi certains labels de Chicago et même notre Barclay national. Quatre décennies plus tard, ils n’ont rien lâché ; le duo se produit aujourd’hui le plus souvent en dehors des circuits officiels, dans des lieux autogérés, des squats et les boutiques de la nouvelle génération des disquaires.
InPolySons a souvent invité Véronique Vilhet ou Dominique Grimaud  : la première pour la réédition des chansons loufoques de Johnny B Crotte et le second pour des albums solo ou en duo avec Pierre Bastien (Rag-Time et Rag-Time vol 2).
Leur nouvel opus a pour thème les îles. En 2013, Denis Tagu leurs offre l’Atlas des Îles Abandonnées de Judith Schalansky (Arthaud, Flammarion 2010 ). Depuis longtemps passionnés par ce sujet, ils lui suggèrent que cet ouvrage ferait une excellente matière pour un album. L'idée étant bien reçue, ils sélectionnent dans cet atlas, ainsi que dans la littérature populaire et scientifique, des îles ayant toutes une histoire peu banale, parfois tragique, d'autres fois drôle, toujours inattendue. L'enregistrement se fait sans synthétiseurs (sauf un Synthi AKS pour simuler le son des vagues). La batterie et la guitare Fender Stratocaster sont les instruments principaux, avec toujours cette recherche d'accords ouverts peu usités, comme ceux utilisés par Nick Drake, Peter Finger ou Michael Hedges. Selon les ambiances musicales, quelques instruments additionnels ont été employés : épinette, balafon, National steel guitar, saxophones baryton et alto, guimbarde... Au final, douze morceaux correspondant à douze îles réelles ou fictives, avec douze contours et douze destins tour à tour cabossé, rouillé, déchiqueté, déroutant, extravagant, accidenté, bousculé, tourmenté, cocasse, insolite, enchanteur, truculent.