date de création
5 mai 1999

dernière mise à jour --
28 novembre 2017

 
Articles concernant RADIGUE Eliane



Eliane RADIGUE 
'Songs of Milarepa'
double CD
LOVELY MUSIC
Réf : LCD 2001
24,00 €
Née à Paris, Eliane Radigue a étudié avec Pierre Schaeffer et Pierre Henry les techniques électroacoustiques. Puis elle a effectué plusieurs séjours aux Etats-Unis dans différents studios. Ses compositions de sons électroniques sont uniques et plus proches du courant minimaliste américain que de la musique concrète française. Une véritable expérience. Ce double CD présente les cinq chants de Milarepa. Cela regroupe le premier disque (épuisé) d'Eliane Radigue, deux inédits, et le CD 'Mila's journey inspired by a dream'. Avec Robert Ashley (voix anglaise) et Lama Kunga Rinpoche (voix tibétaine).
Eliane RADIGUE 
'Trilogie de la mort'
3-CDs
XI
Réf : XI 119
26,00 € indisponible
L’intégralité de la trilogie avec “Kyema” (1988), “Kailasha” (1991), “Koume” (1993). Un classique dans l’œuvre d’Eliane Radigue, entièrement réalisé sur son synthétiseur ARP !
“À la fin des années 1980, début des années 1990, elle se dédie à une œuvre singulière, peut-être son chef-d'œuvre, d'une durée de trois heures, la Trilogie de la mort, dont la première partie, Kyema, Intermediate State, suit le parcours du continuum des six états de la conscience. Une œuvre influencée par le Livre des morts tibétain, par sa pratique de la méditation et par la mort de Pawo Rinpoche et celle de son fils Yves Arman.”
Éliane RADIGUE 
'Elemental II'
CD
RECORDINGS OF SLEAZE ART
Réf : rosa 07
13,00 €
Une pièce pour basse électrique composée en 2003 par Éliane Radigue pour Kasper Toeplitz. Le travail s'est fait en relation étroite avec l'interprète pour développer une série d'éléments créant les différentes parties : terre, eau, feu, air, espace. On retrouve tout l'univers envoutant d'Éliane Radigue, cette magie de déplacement quasi immobile, on flotte dans le son, que l'on semble découvrir vu d'en haut. Nouvelle version enregistrée en 2011. 'Elemental II' est la première pièce qu'Eliane Radigue ait jamais écrite pour un instrument sans utiliser de sons préenregistrés, sans utiliser son synthétiseur ARP. La convaincre à le faire a mis beaucoup de temps, près de deux années, suivies d'une longue période de travail ensemble, en studio, à discuter du bruit que fait une montagne après la pluie. Un premier enregistrement est paru juste après la création en 2004. En 2011, soit sept ans plus tard, après avoir joué la pièce une trentaine de fois en concert, après avoir passé beaucoup de temps avec elle, après l'avoir d'une certaine façon 'apprivoisée', il paraissait intéressant de la réenregistrer - autant la démarche est courante en musique classique, elle est inhabituelle pour les musiques 'autres'. Pourtant là aussi les musiques vivent, évoluent et montrent d'autres facettes ; la même partition, un autre éclairage.' Kasper Toeplitz
Eliane RADIGUE 
'Feedback works 1969-1970'
LP
ALGA MARGHEN
Réf : plana-Ralga040R
23,00 € indisponible
Nouvelle édition limitée à 200 copies.
Edition vinyl simple ! Trois pièces inédites d’Eliane Radigue, de sa période bande et feedback, centrées sur des installations. “Omnht”, “Usral”, “Stress Osaka”. Des tissages sonores d’une finesse inouïe qui résonnent comme des voix diaphanes. Avec un livret de 16 pages.
Éliane RADIGUE 
'L'île re-sonante'
CD
SHIIIN
Réf : shiiin 1
19,00 €
Réédition. Composée en 2000 au CCMIX (Alfortville). 'La réussite d'une pièce telle que 'L'Île re-sonante' tient au fait que, plus encore que le résultat heureux d'une synthèse des rercherches antérieures de la compositrice, elle apparaît comme celui d'un phénomène naturel de l'ordre de l'osmose. C'est une œuvre parfaitement autonome qui, selon le voeu de son auteur, finit même par échapper à celui-ci par le caractère infini de la diversité des interprétations auxquelles, à chaque écoute, elle peut donner lieu.' Daniel Caux
Éliane RADIGUE 
'Jouet électronique / Elemental I'
LP
ALGA MARGHEN
Réf : planaRAlga029
19,00 € indisponible ^
Jouet électronique (1967) et Elemental I (1968) sont deux pièces d'Éliane Radigue réalisées avec le larsen comme seul élément sonore, enregistré sur bande magnétique. Assistante de Pierre Henry à cette époque, pour l'Apocalypse de Jean, Éliane Radigue découvre la beauté du feedback et maîtrise ses dynamiques farouches dans une poésie proche de celle des éléments naturels. Magnifique plongée dans les fondations de l'œuvre de cette compositrice unique. Publié en collaboration avec Vidéo et après pour l'événement Oeuvres sonores du Musée National d'Art Moderne de Paris du 13 décembre 2010. Dernières copies du premier tirage (300 exemplaires) déjà épuisé chez le label.
Eliane RADIGUE 
'PSI 847'
double CD
ORAL
Réf : ORAL CD 57
24,00 € ^
Une petite histoire de PSI 847', restée inédite jusqu'à aujourd'hui. Novembre 1972: Synthétiseur ARP 2500 sur bande magnétique. Réalisée au studio de la compositrice. Mixage final aux studios du Groupe de musique expérimentale de Bourges. Février 1973 : Première création lors d'une résidence aux Studios de musique électronique de l'université de l'Iowa. Janvier 2012 : Concert Club Transmediale, Berlin. Interprétation de Lionel Marchetti à partir des bandes magnétiques originales. Novembre 2012, CD ORAL 57. CD 1 : Version concert. Enregistrement en concert de l'interprétation spatiale de Lionel Marchetti. Enregistrement stéréophonique réalisé par Marcus Gammel (Deutschlandradio), matricé et remixé en studio par Lionel Marchetti. CD 2 : Version studio. Bande magnétique originale, matricée par Lionel Marchetti à l'automne 2012.
Éliane RADIGUE 
'occam ocean vol.1'
double CD
SHIIIN
Réf : shiiin eer1
28,00 € ^
“occam river I” pour birbyné et alto, 2012. Carol Robinson, birbyné, Julia Eckhardt, alto.
“occam I” pour harpe, 2011. Rhodri Davies, harpe.
“occam III” pour birbyné, 2012. Carol Robinson, birbyné.
“occam IV” pour alto, 2012. Julia Eckhardt, alto.
“occam delta II” pour clarinette basse, alto et harpe, 2012. Carol Robinson, clarinette basse, Julia Eckhardt, alto, Rhodri Davies, harpe.

“Au début il y a cette image vue il y a si longtemps, au musée d’histoire naturelle à Los Angeles, l’image d'un long bandeau représentant les longueurs d’ondes connues. Il était évident qu’au delà de la longueur d’onde de la terre au soleil, entre autres planètes, systèmes solaires et galaxies se déploient encore ces longues vagues. Vertige de cet univers ondulatoire dans lequel nous baignons. Tel notre propre corps également animé d’ondulations, de rythmes multiples. Il est tout aussi vertigineux d’aller vers le mini, x-ray, gamma-ray et autre “nano”. Dans ces inconcevables dimensions, il y a aussi cette toute petite zone, entre quelque 50, 60 hertz jusqu'à 12.000 ou plus pour quelques espèces, ces vibrations se transforment en sons.
Pour ne pas sombrer dans ce vertige, plus proche de nous sur cette terre, il y a l’océan. Cet océan nous rapproche d’une contemplation plus accessible. Outre son propre cycle, il reçoit également les fleuves qu'il nourrit. C’est la raison pour laquelle il y a beaucoup de thèmes de rivières dans les occam, de fleuves, de cascades, de sources, de fontaines… tous les thèmes sont associés à l’eau, nécessairement. C’est l’élément qui les parcourt, la représentation de la vie, la vie dans sa fluidité, comme la circulation du sang.
Ce travail que je demande aux musiciens est d’une très grande exigence, ce n’est pas la virtuosité de la rapidité, mais la virtuosité d’un contrôle infime et absolu de l’instrument, une virtuosité extrême, subtile et délicate. Ce que je faisais avec mon synthétiseur était presque semblable ; tourner un potentiomètre de la valeur d’un cheveu pouvait tout changer. Pendant ma période de travail avec le feedback, le même protocole délicat du travail avec un micro et un haut-parleur s’imposait. Il y a une distance à respecter très soigneusement. Aller au-delà, le son disparait, aller trop près et le son éclate en effet larsen. Il faut pouvoir garder le contrôle. Je ne renie pas mon travail électronique, bien que je n’ai jamais rien accompli qui aie pu totalement me satisfaire. La finalisation restait toujours un compromis entre ce que j’avais voulu faire et ce que j’avais pu réaliser techniquement avec mes moyens. Par contre avec les musiciens, j’ai enfin pu entendre pour la première fois la musique que j’appelais “mes phantasmes sonores”.
Quelque soit le moyen utilisé le but essentiel est d’émettre, faire émerger les partiels, les overtones, harmoniques et subharmoniques, cette vibration qui est celle de l’air, non seulement celle de la corde ou du souffle, mais l’impalpable du son. L’instrument qui vibre au-delà de la ou des fondamentales qui génèrent cette richesse extraordinaire qui devient fascination. Cela exige une grande simplicité, sons tenus dans les nuances pianos à mezzo-forte au-delà desquels la fondamentale redevient prédominante. D’où la fameuse règle du rasoir d’occam, il ne faut surtout pas en rajouter, mais privilégier ce contrôle du souffle, ou un simple frôlement, cette caresse d’une clé ou corde suffit à développer et enrichir cet univers infini.” Eliane Radigue
Eliane RADIGUE 
'Opus 17'
double LP
ALGA MARGHEN
Réf : plana-R alga045
36,00 € ^
Avant de découvrir son fameux synthétiseur ARP, Eliane Radigue avait beaucoup travaillé avec le feedback, une sculpture fine et délicate de ce processus de réinjection, une façon de dompter la vibration de l'air. Terminé en 1970, 'Opus 17' est sa dernière composition utilisant microphone et hauts-parleurs et déjà se précise cette manière si particulière de travailler avec les éléments où les variations restent presqu'imperceptibles. Toute la musique future de la compositrice est déjà inscrite dans cette œuvre. Création en mai 1970 au centre artistique de Verderonne pour La Fête en blanc organisée par les artistes Antoni Miralda, Joan Rabascall, Dorothée Selz et Jaume Xifra. Cinq pièces constituent cet Opus 17. "Etude" qui applique la technique du réengistrement à un extrait d'une oeuvre de Chopin. Imaginer "I'm sitting in a room" d'Alvin Lucier (la compositrice ignorait cette pièce à l'époque) mis adapté à une oeuvre instrumentale. "Maquette" qui utilise la même technique mais ne nous fait écouter que la fin du processus où le signal audio de départ est déjà complètement détérioré. "Epure" ou l'art du feedback dompté par l'enregistrement. "Safari" est une excursion dans tout le possible du feedback magistralement maitrisé et poétisé en un chant de voix invisibles. "Number 17" fait la synthése de toutes les techniques utilisées par la compositrice et ouvre sur son travail futur. Un premier tirage de 400 copies dans une couverture gatefold avec de belles photos de l'évènement qui prouve (si cela était nécessaire) que Sunn O))) n'a rien inventé visuellement ! Fortement recommandé.
Et pour les curieux, n'oubliez pas le livre d'entretien d'Eliane Radigue avec Bernard Girard tout juste paru chez Aedam Musicae.
Eliane RADIGUE 
'Jetsun Mila'
double CD
LOVELY MUSIC
Réf : LCD 2003
24,00 € ^
Une pièce composée en 1986, inspirée par la biographie de Milarepa, yogi et poète tibétain du XIème siècle. Tout l'art d'Éliane Radigue au synthétiseur ARP (instrument devenu sa signature) dans un prélude et neuf moments : un flux très doux et puissant où chaque partie s'imbrique magistralement. Du grand art !
Éliane RADIGUE 
'Triptych'
CD
IMPORTANT RECORDS
Réf : Imprec 260
14,00 € ^
Retour enn stock ! Composition réalisée à Paris dans le studio de l'auteur en 1978. Cette composition (dont la première partie fut commandée par Douglas Dunn pour une chorégraphie) marque le retour d'Éliane Radigue à la musique après une période consacrée au boudhisme. Trois parties marquées par la force et l'esprit des éléments naturels, eau, air, feu et terre.
Eliane RADIGUE 
'Adnos I-III'
3 CDs
IMPORTANT RECORDS
Réf : imprec 028
36,00 € ^
Adnos I (1973-74). Adnos II (1979). Adnos III (1979-80).
Initialement paru en 2002 chez Table of the Elements. Composé entre 1974 et 1982, ce cycle des trois Adnos est une plongée de toute beauté dans des textures sonores aux transformations fines et délicates. Une véritable méditation.
'Les évolutions sont trop lentes pour qu'on puisse se rendre compte du changement, elles sont pourtant constantes. On se laisse emporter comme par le courant d'un fleuve, doucement mais avec une fermeté inexorable. Autour de nous les choses changent, mais nous n'en prenons conscience qu'une fois que tout a changé. Ces évolutions fluides et imperceptibles engendrent un fort sentiment de désorientation, nous quittons l'horloge, nous nous laissons dériver sous d'autres cieux, vers d'autres rivages.' Emmanuel Holterbach
Eliane RADIGUE 
'Vice-versa'
LP
ALGA MARGHEN
Réf : plana-RHalga041
19,00 € indisponible ^
Disponible à nouveau en vinyl simple. 'Vice-Versa' (1970), une bande magnétique (avec du feedback enregistré) et des instructions précisant qu'elle pouvait être jouée à n'importe quelle vitesse et dans n'importe quelle direction de lecture. Ici des interprétations réalisées par Emmanuel Holterbach, le biographe officiel d'Eliane Radigue, et artiste sonore par ailleurs. Limité à 300 exemplaires.
Eliane RADIGUE 
'Naldjorlak I, II, III'
3 CD
SHIIIN
Réf : shiiin 9
50,00 € indisponible ^
Eliane Radigue dont on admire toute l'œuvre électronique compose depuis 2001 des œuvres instrumentales (grâce à l'idée tenace de Kasper Toeplitz !).
Voici l'enregistrement de l'intégrale de la trilogie Naldjorlak composée entre 2004 et 2009. 'Naldjorlak I' pour violoncelle. Charles Curtis. 'Naldjorlak II' pour deux cors de basset. Carol Robinson et Bruno Martinez. 'Naldjorlak III' pour deux cors de basset et violoncelle. Carol Robinson, Bruno Martinez et Charles Curtis. Enregistré à Paris en juin et septembre 2011 par Daniel Deshays. La version du 'Naldjorlak I' est un nouvel enregistrement différent de celui précédemment paru sur ce même label. 'Il n'y a pas et il n'y aura jamais de partition de Naldjorlak . On sait qu'un ami commun de Charles Curtis et Eliane Radigue lui souffla l'idée de composer une pièce pour violoncelle et que l'oeuvre se fabriqua, peu à peu, lors de rencontres entre la compositrice et l'instrumentiste. Elle raconte choisir dans les sons que les musiciens lui proposent tandis que Charles Curtis explique avoir appris à entendre comme Eliane Radigue, qu'elle 'l'a amené à être sensible à des détails sonores que nous ne remarquons habituellement pas'. Lorsqu'elle était assise devant son ARP 2500, Eliane Radigue avait une position d'auditrice : elle écoutait sa propre musique se dérouler en direct sous ses doigts. Ce qu'elle fait aujourd'hui est assez similaire et c'est pour cela que sa musique ne s'est pas radicalement transformée avec le passage à l'acoustique : elle échange avec ses instrumentistes de la même façon qu'elle vivait au quotidien avec son 'Jules' (surnom qu'elle donna pendant des années à son synthétiseur), dans un dialogue et une écoute en tête à tête. J'aime l'idée qu'Eliane Radigue soit une compositrice totalement libérée des partitions et se place, de fait, dans la grande histoire des avant-gardes. Yves Klein pratiquait le Judo comme un art de la performance et vendait à prix d'or de la 'sensibilité immatérielle', John Cage appréciait le Zen et nous apprenait à écouter ce qui se trouve dans le silence tandis qu'Eliane Radigue connaît parfaitement la pensée tibétaine et nous invite à appréhender l'espace et le temps autrement. C'est peut-être là la véritable leçon de Naldjorlak (dont le titre, inventé par la compositrice en tibétain approximatif évoque le concept d'union): une spiritualité libérée de tout mysticisme et de textes ou de partitions !) trop lourds à porter. Apprendre simplement à écouter le 'le presque-rien', sans avoir besoin d'une trace visuelle.' Thibaut de Ruyter