date de création
5 mai 1999

dernière mise à jour --
28 novembre 2017

 
Articles concernant NOGRAY Frédéric



Frédéric NOGRAY 
'Nelki'
CD
PRELE RECORDS
Réf : prl 004
10,00 €
'Musique pour bols chantants en cristal. Frédéric Nogray détourne de leur fonction première des creusets en cristal de roche, utilisés par l'industrie du silicium, afin de générer une musique ample et tactile, qui s'applique autant à faire vagabonder l'intellect de l'auditeur qu'elle peut affecter la matière. Bien qu'entièrement acoustique, cette musique est puissante, les bols de tailles différentes sont autant de générateurs d'ondes distincts opérant dans des gammes de fréquences allant de l'infra-grave à l'ultra-aïgue. De leur superposition et de l'acoustique propre au lieu qui les accueillit naissent des chimères ou des interférences. Enregistré par Eric Cordier durant le mois de décembre 2007 dans divers églises normandes.'
Frédéric NOGRAY 
'Wuritagu'
mini-CDR
TAÂLEM
Réf : alm 99
5,00 €
Une composition réalisée à partir d'enregistrements de terrain captés au bord d'un lac au Honduras de jour comme de nuit. Paysage hautement sonore aux contours oniriques.
Frédéric NOGRAY 
'Merua'
CD
UNFATHOMLESS
Réf : U23
15,00 €
'Merua est un lieu magique pour les Garifunas, et lieu de crainte à la fois. Seuls ceux considérés comme initiés pénètrent dans ce sanctuaire. C'est un refuge pour les esprits des anciens de ce peuple issu du métissage entre des esclaves africains évadés (les nègres marrons) et des autochtones Caraïbes et Arawaks. C'est une parcelle de jungle dense, un nid à serpents, in-touchée malgré sa petite taille et le fait que tout le pourtour ait été investi par l'homme. Un pourtour composé de deux villages (Triunfo de la Cruz et La Ensenada), la mangrove et le lac qui s'étirent à ses pieds, et la mer qui la borde sur près de la moitié de sa circonférence.
Les croyances des buyés (chefs spirituels des traditions garifuna) sont entre autres un mélange de vaudou de l'ouest africain et de chamanisme issu du bassin amazonien de l'Amérique du Sud.
Pour raconter Merua j'ai donc puisé dans mes souvenirs, le vécu de ma rencontre avec le chamanisme amazonien. Mais il serait plus exact de dire que pour parler de mes expériences amazoniennes j'utilise la matière et les sensations de ces voyages en terre Garifuna.
L'expérience chamanique (du moins telle que je l'ai rencontrée) est inconfortable, enivrante, puissante et intransigeante. On ne la traverse pas les mains dans les poches, en touriste. Elle prend dans les entrailles même de notre corps et de notre être pour nous révéler. Des ténèbres et de leur acceptation surgit la lumière, la compréhension. L'expérience est tout sauf paisible, c'est pourtant un chemin qui peut nous inviter à expérimenter des états de calme profond. La grâce est offerte à celui qui ose traverser ses peurs, ses propres systèmes de croyances, traverser les illusions de ce que nous croyons être afin de se retrouver. La transe est exigeante. C'est un saut dans l'inconnu. Celui qui se cache dans ce que nous croyions déjà si bien connaître.
Merua, la pièce sonore, est un reflet de cette traversée. Nous pensons entendre quelque chose mais c'est autre chose qui se joue dans les sons et dans l'écoute. Quelque chose qui se joue de nos perceptions. Là où nous pourrions, si nous n'y prêtions pas attention, entendre seulement une succession de paysages sonores exotiques, ce sont des mouvements de force qui se lient, se délient, s'entremêlent jusqu'à la perte de repères. Si les éléments sont naturels, la manière de les donner à entendre ne l'est plus. La matière devient énergie. La manipulation des énergies créé une nouvelle matière à travers le brouillard de nos perceptions.
Il m'aurait été plus simple de partir d'éléments sonores abstraits. L'utilisation d'enregistrements de terrain peut facilement orienter l'écoute vers des dimensions documentaires voir anecdotiques. Au contraire j'ai choisi d'utiliser cette expérience au Honduras et les sons que j'en ai rapportés lors de ces deux voyages sur place. C'est là-bas que j'ai retrouvé dans mon corps, dans mon ventre, les sensations rencontrées en forêt amazonienne, là-bas au pied de Merua et ses environs.
Cette composition est une tentative de transcription d'une expérience vécue à un endroit et à un moment donné par l'utilisation d'une matière sonore provenant d'un autre espace et enregistrée sept années plus tard avec une couleur, une odeur acoustique qui est celle de cette côte des Caraïbes'. (Frédéric Nogray, Septembre 2014)
Frédéric NOGRAY & Yannick DAUBY 
'Panotii auricularis'
CD
UNIVERSINTERNATIONAL
Réf : UI 020
14,00 €
Des oiseaux chanteurs enregistrés à Taïwan, en France et au Honduras en conversation avec un filtre analogique bouclé sur lui-même et un synthétiseur modulaire. Les parallèles entre sons électroniques et sons de la nature sont nombreux et ouvrent un champ infini d'exploration. Ils posent aussi la question de l'imitation. Frédéric Nogray et Yannick Dauby confrontent ici l'enregistrement naturaliste aux confins de ses possibilités musicales. Trois compositions électroacoustiques, trois paysages étranges et hypnotiques réunis dans une édition en projet depuis longtemps et qui voit enfin le jour avec tout le soin qu'elle méritait. Le disque est accompagné par une illustration d'Elizabeth Saint-Jalmes, dans une pochette typographiée au plomb réalisée à l'atelier m.u.r.r.'