date de création
5 mai 1999

dernière mise à jour --
28 novembre 2017

 
Articles concernant JUNKO - Masayoshi URABE



JUNKO - Masayoshi URABE 
'Wing low, sweet silence'
CD
AN'ARCHIVES
Réf : an'03
15,00 €
Junko à la voix et Masayoshi Urabe au saxophone alto, live le 29 septembre 2004. Belle couverture en trois volets sérigraphiés. Tirage limité à 300 copies. 'Enregistré à Super Deluxe, Tokyo, lors de la soirée anniversaire pour les 20 ans des labels PSF et Alchemy. 'Même le plus mauvais orateur, même la pire diseuse donne du 'corps' fut-il déglingué, aphasique voire frigide - aux sons qui sortent de leurs bouches.' Jean-Jacques Lebel 'Poésie en Action', Loques/Nèpe. Là sur ce disque la crieuse et le souffleur ont mis le cap au pire, expulsant de leurs corps des chants déchiquetés où s'abiment nos sens. Un tel extrême poétique, n'appartient pas à la chose culturelle, mais au souffle du vivant. Poésie brute ou vacarme poétique, fait de souffles cuivrés et de cris de terreur, de glossolalies érotiques et de chorus déglingués. Ils sont comme deux récitants brulés dans le charivari d'une ritournelle d'une infinie mélancolie, se disloquant dans de grands silences dévorants, s'accordant dans un aigu inouï, corps à corps. Funambules dansant au-dessus de nos gouffres intérieurs. Un homme et une femme se répondent dans la nuit électrique. Masayoshi Urabe, lèvres fendues au sax alto, sac d'air brûlant embouché à l'instrument cuivré, lui dansant malade dans le son. Quand Urabe joue, il met le ciel sous ses pieds, notre écoute basculant, crachant ses mélodies poisseuses jusqu'à l'épuisement du beau. Il marche du coté de la ' wild side ' jusqu'à l'asphyxie, à bout de souffle, et ça s'entend. Pas d'autres frères que Kaoru Abe et Albert Ayler, un même tragique, une même corde jalouse pour se balancer dans le son. Son art est semblable à un seppuku sonique, ouvrant son corps et notre entendement en deux. Sublime et tragique, d'un éros trouble. Il ne reste rien après quand la musique se tait, un feu brûlant. Junko est comme une ombre blanche après l'explosion de Hiroshima, corps diaphane surexposée, son cri n'a rien de l'hystérie d'autres hurleurs de la musique noise, juste la terreur ou appellez ça la beauté. Elle semble comme détachée du cri, comme si sa voix était décollée du corps, séparée. Langue trouée ouvrant sur l'indicible, l'innommable. Voix dyslexique, monstrueuse, montant dans des aigus inhumains, tenus au seuil de la souffrance auditive, presque sans fin. Le cri de Junko a le phrasé des saxophonistes de la free music, une même évidente musique, débarassée des académismes et de la technique. Sa voix est son corps érotique, sa 'musique' pour reprendre Mishima. Voix et saxophone alto aimantés dans les lumières blanches de la scène, abolissant l'espace et le temps comme deux amants. Liés l'un à l'autre dans une belle confusion des timbres, des souffles, des phrases et des histoires. Une histoire de bruit et de fureur racontée par deux idiots.' Michel Henritzi
JUNKO-Masayoshi URABE-Michel HENRITZI 
'Ecstasy of the angels'
CD
OPPOSITE RECORDS
Réf : op004CD
10,00 €
Junko (voix), Masayoshi Urabe (saxophone alto, ferrailles, guitare électrique, harmonica) et Michel Henritzi (percussions, mange-disque, cables, ampli) enregistrés le 9 mai 2004 au Japon, à Osaka. Mastering réalisé par François Dietz au CCAM de Nancy, France. Un document qui s'écoute comme une suite de cartes postales sonores romantiques et violentes. Fantômatique et sauvage. Une errance sonore pour un road movie intérieur.Unique et recommandé.