date de création
5 mai 1999

dernière mise à jour --
28 novembre 2017

 
Articles concernant GUIONNET DEDALUS Jean-Luc



Jean-Luc GUIONNET DEDALUS 
'Distances Ouïes Dites'
CD
POTLATCH
Réf : P 416
15,00 €
L’Ensemble Dedalus, interprète “Distances Ouïes Dites” de Jean-Luc Guionnet.
Cyprien Busolini, alto. Deborah Walker, violoncelle. Vincent Bouchot, voix. Eric Chalan,contrebasse. Christian Pruvost, trompette. Thierry Madiot, trombone. Didier Aschour, guitare électrique. Enregistré live à Le Consortium, Dijon en 2013, par Jean-Luc Guionnet. Mastering, Pierre Vandewaeter.
Dedalus est un ensemble plutôt spécialisé dans la musique minimale et répétitive. Dans cette composition de Jean-Luc Guionnet, chaque musicien est dans une pièce différente, et le public fixe a donc un espace d’écoute particulier. Ce projet semble vouloir écrire l’espace, décrire l’architecture comme Jean-Luc Guionnet l’avait déjà fait avec Taku Unami ou Thomas Tilly. L’écoute crée les distances, le placement, et le mixage. La pièce se divise en plusieurs parties basées chacune sur différentes stratégies de relations sonore et spatiale.

Notes du label : “En 2013, Jean-Luc Guionnet, qui est aussi compositeur, a demandé aux musiciens de Dedalus d'interpréter Distances Ouïes Dites, une pièce représentative des nouvelles tendances des musiques expérimentales.
Pour cet enregistrement, les sept musiciens furent répartis dans différentes salles du rez de chaussée du Consortium, le centre d’art de Dijon, constituant ainsi une chaîne entre eux. Le public installé dans la première salle faisait face au premier instrumentiste, sans voir le reste de l’orchestre lui demeurant lointain.
Distances ouïes dites est conçue pour intégrer la structure du bâtiment et certains paramètres, notamment les distances et la diffusion du son entre les instrumentistes. La partition de Jean-Luc Guionnet cherche ainsi à obtenir un mixage d’espaces tenant compte de leurs qualités acoustiques et des distances, comme s’il s’agissait d’en faire un portrait sonore, et vise également à utiliser l’espace comme milieu de propagation réel des idées musicales. Les interprètes doivent ainsi jouer avec les spécificités de chaque espace, entre autres ses ondes stationnaires, avec l’imitation, l’apprentissage en direct, la distance entre les instruments, la distance entre les auditeurs et chaque instrument, les réverbérations réelles, l’extrême proximité, les lointains... mais aussi avec la simple diffusion du son dans l’espace, d’un instrument à l’autre, d’une salle à l’autre, etc.”