date de création
5 mai 1999

dernière mise à jour --
28 novembre 2017

 
Articles concernant DOLDEN Paul



Paul DOLDEN 
'L'ivresse de la vitesse 1'
CD
empreintes DIGITALes
Réf : IMED 0317
12,00 €
Paul Dolden travaille sur l'accumulation de couches sonores. Le résultat étonnant devient physique. A écouter très fort. Réédition du double CD, 'L'ivresse de la vitesse', en deux CDs séparés. 'L'ivresse de la vitesse' (1992-93), 'Physics of Seduction. Invocation #3' (1992), 'Revenge of the Repressed. Resonance #2' (1993), 'Dancing on the Walls of Jericho' (1990), 'Physics of Seduction. Invocation #2' (1991).
Paul DOLDEN 
'Histoires d'histoire'
CD
empreintes DIGITALes
Réf : IMED 17143
13,00 €
“Music of Another Present Era” (2013-16), “BeBop Baghdad” (2013) avec Maurizio Grandinetti, guitare électrique, “Show Tunes in Samarian Starlight” (2012) avec Lukasz Gothszalk, trompette en si bémol.

“Music of Another Present Era” (2013-16), bande stéréo. Music of Another Present Era s’amuse librement avec notre capacité à imaginer une autre ère et une autre culture. En même temps, cette œuvre reconnaît le fait que notre imagination historique est conditionnée, obligatoirement, par notre propre époque et notre situation géographique. On ne connaît pas exactement la sonorité des musiques anciennes; celles-ci nous sont connues uniquement sous forme de détails inaudibles, comme les gammes microtonales qu’elles utilisaient. La présente œuvre s’approprie quelques-uns de ces systèmes d’accord antiques dans le but de donner l’impression d’un passé dans le présent. Si on ne peut faire mieux qu’approximer la musique d’époques révolues, les histoires et les mythes de ces temps d’antan, eux, se sont transmis de génération en génération; ils éclairent le passé tout en continuant à avoir une résonnance. Ces histoires ont stimulé mon imagination musicale; elles m’ont servi de pont entre le passé et le présent, m’ouvrant la possibilité d’un pèlerinage à travers le temps et l’espace musicaux. Il ne s’agit pas d’une musique à programme; les histoires y apparaissent sous forme métaphorique. Cette utilisation métaphorique des mythes permet à la matière musicale d’être reconnue sans perdre de sa substance, comme c’est souvent le cas dans la musique à programme, où la matière musicale menace de s’effacer derrière une interprétation verbale sans équivoque. Autrement dit, et pour reprendre les mots d’un groupe de philosophes de la fin du 20e siècle connu sous le nom de Guns N’ Roses: «utilisez votre illusion».
“BeBop Baghdad” (2013), guitare électrique et bande stéréo. Maurizio Grandinetti, guitare électrique. Nombreux sont les guitaristes qui font leurs premières armes par l’entremise du «jam». Chacun fait son solo, à tour de rôle, et accompagne attentivement les autres solistes; le «jam» demeure l’occasion parfaite de déballer son savoir-faire et de capter de nouvelles idées si on sait être à l’écoute. BeBop Baghdad est une fantaisie autour de la «jam-session». Un guitariste livre des solos en temps réel à travers une bonne partie de la pièce, devant une salle pleine de comparses musicaux simulés par une bande préenregistrée. Comme dans une vraie «jam-session», le style musical peut changer sur un coup de tête d’un musicien; il faut donc demeurer à l’affût pour pouvoir suivre les autres. Dans la première moitié de BeBop Baghdad, le soliste est entouré d’anches, de vents et de cuivres de type «free jazz». Dans la seconde moitié, il est accompagné et relancé par une section rythmique qui passe d’un club de musique latino à une scène de musique country à Nashville, puis à un club de jazz new-yorkais, pour finir dans un sous-sol de banlieue saturé des sonorités du «speed metal». Étonnamment, chacun de ces endroits accueille aussi un ensemble de musiciens arabes qui ajoutent une touche exotique, ce qui met d’autant plus à l’épreuve les capacités de notre soliste. Heureusement, ce dernier revient tout juste d’une tournée en Irak, où il a «swingé», «rocké» et «trillé» avec les gens du coin. Les thèmes récurrents en modes arabes permettent de lier ensemble les décors hétéroclites de BeBop Baghdad.
“Show Tunes in Samarian Starlight” (2012), trompette en si bémol et bande stéréo. Łukasz Gothszalk, trompette en si bémol. Cette pièce joue librement avec notre imagination historique, plus particulièrement avec notre capacité à imaginer une autre époque et une autre culture. Or, notre imaginaire est toujours conditionné par notre propre époque. Nous connaissons les gammes microtonales qu’utilisaient plusieurs cultures anciennes, mais nous ne savons rien de la manière dont elles étaient utilisées ou de ce à quoi ressemblait leur musique. Show Tunes in Samarian Starlight s’approprie quelques gammes anciennes pour créer une fantaisie composée de morceaux de comédie musicale et de boîtes de nuit s’adressant aux temps anciens. Les mêmes mélodies sont recréées dans divers systèmes d’accords. Elles alternent entre deux atmosphères musicales: plaintive et calme comme une ballade, dynamique comme un rock, un swing ou un rythme latino. De même, la structure de l’œuvre fluctue entre la microtonalité d’un passé imaginaire et notre système d’accord moderne.